RDC : un dialogue national sous conditions, entre ouverture affichée et fermeté diplomatique

Le président congolais Félix Tshisekedi s'est déclaré favorable à la tenue d'un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo (RDC) tout en précisant que ce dialogue interne "ne saurait servir de prétexte pour minimiser une agression". Cette prise de position a été exprimée lors de la traditionnelle cérémonie d'échange de vœux avec le corps diplomatique accrédité en RDC.

RDC : un dialogue national sous conditions, entre ouverture affichée et fermeté diplomatique
Félix Tshisekedi face aux diplomates

Devant les ambassadeurs et représentants internationaux, Félix Tshisekedi a affirmé que cette rencontre ne pourra être organisée que sur le sol congolais, sous la conduite des institutions du pays.

‎"Dans ce contexte, l’unité nationale s’impose plus que jamais comme une exigence fondamentale. C’est pourquoi nous réaffirmons notre ouverture à un dialogue entre Congolais : un dialogue apaisé, inclusif, résolument républicain, destiné à consolider la cohésion nationale, sans jamais remettre en cause les institutions issues du suffrage universel", a-t-il déclaré.

‎Le chef de l'État a toutefois averti que ce dialogue "ne saurait tenir lieu de substitut aux obligations internationales". Il a martelé : "Il ne peut pas être invoqué pour relativiser une agression, ni pour diluer des responsabilités établies".

‎Tout en excluant de ces assises les auteurs de crimes commis contre la population, Félix Tshisekedi a insisté sur le fait que la justice poursuivrait son cours.

‎"Comme je l’ai dit lors de mon dernier discours sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en congrès, la justice suivra son cours normal, avec rigueur, jusqu’au bout, et sans complaisance afin d’honorer la mémoire de celles et ceux injustement tombés du fait de l’agression".