RDC : le sixième congrès des pharmaciens ouvre la réflexion sur l'accès aux médicaments
Le sixième congrès ordinaire du Conseil national de l’Ordre des Pharmaciens de la République démocratique du Congo (RDC) a ouvert ses portes ce jeudi 6 novembre. La cérémonie d'ouverture a été présidée par le Docteur Polydor Mbongani coordonnateur du conseil national de la Couverture santé universelle.
Placé sous le thème "Rôle stratégique du pharmacien congolais pour la réussite de la Couverture Santé Universelle", cet événement de trois jours soit du 6 au 8 novembre, vise à définir les contributions essentielles de la profession à ce projet national.
Dans son allocution, le Dr Polydor Mbongani, a notamment invité les congressistes à réfléchir à la nécessité de développer la production locale et l'approvisionnement en produits pharmaceutiques. Il a également souligné l'importance de définir des stratégies pour assainir le secteur pharmaceutique congolais, un impératif pour garantir la qualité des soins à la population.
"On ne peut pas faire la Couverture santé universelle (CSU) sans médicament, et le pharmacien joue son rôle essentiel comme spécialiste du médicament. Nous voulons travailler avec le Conseil national de l’ordre des pharmaciens pour qu’il vienne contribuer à la réflexion sur comment est-ce que nous allons avoir accès à des médicaments de qualité mais aussi comment nous allons nous assurer que les médicaments que nous utilisons, même s’ils étaient acceptés au départ continuent à être des médicaments de qualité", a-t-il déclaré.
De son côté, Glory Panzu, président de l'Ordre des pharmaciens, a exhorté ses pairs à s'impliquer pleinement, non seulement pour la défense de leur profession, mais surtout pour la cause de la santé publique et du bien-être de la population congolaise.
Il a, à cette fin, insisté sur le respect de la déontologie, la rigueur et la discipline dans l'exercice de leur fonction.
"L'Ordre des pharmaciens veillera à ce qu'aucun pharmacien ne puisse compromettre non seulement l'image de la profession mais aussi qu'il puisse prester de manière à ce que le patient soit au centre, et qu'il puisse réduire au maximum les effets néfastes des médicaments sur le patient mais qu'il puisse augmenter l'effet bénéfique que le patient puisse avoir", a affirmé le pharmacien Glorry Panzu.





