Droits humains : l'ASADHO salue le rapport sur les crimes de l'AFC-M23 et réclame un document similaire pour les zones administrées par le gouvernement national
L'Association africaine pour la défense des droits de l'homme (ASADHO) a salué, ce dimanche 22 février, la publication par le ministère des Droits humains du rapport documentant les exactions commises par le mouvement rebelle AFC-M23, soutenu par le Rwanda dans les territoires occupés. La déclaration a été faite par le président de l'ONG, Maître Jean-Claude Katende.
Pour l'ASADHO, ce document est essentiel pour l'établissement des faits et la poursuite en justice des auteurs de ces crimes.
"Tous ceux qui se sont rendus coupables desdites exactions doivent rendre des comptes un jour devant la justice nationale ou internationale. Sans justice, il n'y aura jamais de paix à l'Est du pays", a écrit Me Jean-Claude Katende sur son compte X (anciennement Twitter).
Cependant, le défenseur des droits humains a rappelé au ministère des droits humains l'urgence de produire un rapport de même nature concernant les zones administrées par le gouvernement national.
"Nous soulignons que les faits de même nature s'y commettent aussi. Fermer les yeux ou garder silence donnerait l'impression que le ministère fait un travail motivé politiquement. Nous attendons la deuxième partie du rapport", a-t-il déclaré.
Publié samedi 21 février, ce rapport est le fruit d'un atelier réunissant à Kinshasa des experts de différents ministères, de la société civile et d'ONG de défense des droits de l'homme. Il dresse un bilan particulièrement lourd : au moins 17 015 cas d'atteintes à la vie et à l'intégrité physique ont été enregistrées dans les zones occupées par l'AFC-M23. Ce chiffre se décompose en 15 769 cas d'atteintes à la vie, 829 cas d'enlèvement et 417 cas de torture et autres traitements inhumains.





