RDC : Fayulu dénonce l'opacité des accords de Washington et les menaces contre la souveraineté congolaise
L'opposant Martin Fayulu, président du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECIDé) a accusé ce mercredi 31 décembre le régime de Kinshasa d'avoir conclu les accords de paix et économique de Washington en toute opacité et sans adhésion de la population congolaise. Il s'est exprimé dans un message à la Nation à l'occasion de la fin d'année.
Dans son discours, Martin Fayulu a estimé que les décisions prises par les autorités congolaises sans l'aval du peuple menacent la souveraineté nationale.
"Notre souveraineté est désormais menacée par des décisions prises sans le peuple. Les accords signés le 4 décembre dernier à Washington engagent l'avenir de la République Démocratique du Congo sans débat national, sans transparence, et sans consentement populaire. Ces accords sont opaques. Le peuple ne sait pas. Le peuple n'a pas décidé. Le Congo n'est pas une propriété privée. Le peuple congolais a le droit de savoir. Il a le droit de décider", a-t-il déclaré.
Le chef de file de la coalition Lamuka a également condamné la poursuite des tueries dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), une zone en proie aux exactions des groupes rebelles, dont le mouvement AFC-M23 soutenu par le Rwanda.
Pour lui, l'agression subie par la RDC résulte à la fois de la convoitise étrangère des ressources naturelles du pays et des politiques publiques qu'il a qualifiées d'"irresponsables".
"Ce drame n'est ni une fatalité, ni une malédiction. Il est le résultat de la convoitise étrangère, mais aussi de choix politiques irresponsables, de compromissions honteuses, et de l'abandon de la volonté populaire. Un État qui trahit le vote du peuple devient faible. Un État faible attire les prédateurs. Et c'est ce que nous vivons aujourd'hui", a ajouté M. Fayulu.
Face à ce tableau sombre de la situation socio-politique et sécuritaire, Martin Fayulu a réitéré son appel à la tenue d'un dialogue national inclusif, qu'il considère comme une "nécessité vitale".
Il a également exhorté la communauté internationale à appliquer sans faille la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l'ONU et à condamner le Rwanda pour les crimes commis en RDC.





