RDC-FMI : la Première ministre Suminwa rassure l'institution de Bretton Woods sur la maîtrise de la masse salariale
La Première ministre Judith Suminwa a échangé, jeudi 26 février, avec une délégation du Groupe Afrique III du Fonds monétaire international (FMI), conduite par son administrateur, Regis O. N’sonde et son adjoint, Jephté Kibidikila Nsumbu. La situation macroéconomique et l'évolution du programme triennal en cours avec l'institution de Bretton Woods était au centre de cet entretien.
En mission à Kinshasa, l'Administrateur du FMI est venu s’enquérir de l’évolution du partenariat avec le gouvernement congolais.
"Nous avons effectué un tour d’horizon de la situation économique du pays, notamment dans le contexte du programme que la RDC met en œuvre en coordination avec le FMI, spécifiquement dans le cadre de la Facilité Élargie de Crédit (FEC) et de la Facilité pour la Résilience et la Durabilité (FRD)", a-t-il déclaré.
L'autre point abordé au cours c'est ces échanges était les défis à relever et les difficultés potentielles liées notamment à la situation sécuritaire dans l’Est et aux incertitudes politiques mondiales. Selon Regis O. N’sonde, cette question a été examinée en vue de rassurer son institution que le programme avec le FMI reste sur la bonne voie.
À cette occasion, il a annoncé que des discussions techniques sont en cours pour apporter l’expertise du FMI dans l’amélioration de la mobilisation des recettes domestiques et la rationalisation du système fiscal congolais.
"La mobilisation des ressources internes est un point crucial. La RDC a réalisé des progrès significatifs, reconnus par le Conseil d’administration lors de la deuxième revue du programme en décembre dernier. Cependant, les efforts doivent se poursuivre, d'autant plus que les besoins de financement et de dépenses sont importants compte tenu de la conjoncture", a souligné Regis O. N’sonde.
Entre-temps, la délégation s’est dite rassurée par les réponses de la Première ministre quant aux préoccupations du FMI concernant la masse salariale publique, identifiée comme un risque budgétaire majeur.
"Il existe une volonté ferme de maintenir le cap sur la mobilisation des ressources et la maîtrise des dépenses, y compris la masse salariale. Le message a été très clair, et c’est ce message que nous porterons à nos collègues du Conseil d’administration", a conclu le haut cadre du FMI.





