RDC : la Présidence met en garde ses chauffeurs et utilisateurs de ses véhicules contre les comportements inciviques

La Presidence de la République démocratique du Congo (RDC) affirme constater une recrudescence de comportements inciviques et illégaux sur la voie publique impliquant les chauffeurs et usagers de ses véhicules immatriculés "PR". La dénonciation a été formulée dans une correspondance adressée par l’assistant logistique du président de la République et la Coordination des ressources humaines de la présidence aux membres du cabinet du chef de l'État ainsi qu'aux utilisateurs des véhicules officiels.

RDC : la Présidence met en garde ses chauffeurs et utilisateurs de ses véhicules contre les comportements inciviques

Dans ce document, l’assistant logistique du président Félix Tshisekedi et la Coordination RH de la présidence déplorent le "non-respect du Code de la route et des feux de signalisation, la circulation en double file et en sens interdit, l’usage d’intimidations à l’encontre d’autres usagers de la route et des agents de l’ordre, l’installation strictement interdite de gyrophare et autres dispositifs assimilés, le bâchage ou la dissimulation des plaques d’immatriculation, ainsi que toute forme de trafic d’influence, d’abus d’autorité ou d’invocation abusive du nom de la présidence".

‎Pour la présidence de la République, ces comportements constituent une violation "grave" des engagements pris et portent atteinte à son image, à sa crédibilité et à son autorité morale.

‎"Il est rappelé avec la plus grande fermeté que lors de l'acquisition de chaque véhicule de fonction "PR", une Charte de Bonne Conduite a été dûment signée. Cette Charte engage formellement chaque bénéficiaire et chaque chauffeur à une utilisation responsable, disciplinée et exemplaire desdits véhicules, eu égard au rang et à la confiance accordés par une Ordonnance présidentielle ou par décision du Directeur de Cabinet", peut-on lire dans le document. 

‎Face à cette situation, la présidence indique que tout contrevenant s’expose, sans avertissement préalable, à un blâme officiel, confiscation immédiate et sans délai du véhicule de fonction (et ce jusqu’à nouvel ordre), sans préjudice d’éventuelles poursuites administratives ou disciplinaires.

‎"Aucune tolérance, aucune intervention et aucun passe-droit ne seront admis", martèlent l’assistant logistique du Président de la République et la Coordination Ressources humaines de la présidence.