Fiasco de la marche de l'USN : l'UDPS-Tshisekedi refuse d'en porter le poids

Le secrétaire général de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS-Tshisekedi), Augustin Kabuya, a rejeté, ce samedi 20 décembre, formellement toute responsabilité concernant les résultats ou les interprétations liés à la marche de l'Union sacrée de la nation (USN). Cette initiative émanait du secrétaire permanent de cette plateforme de la majorité présidentielle.

Fiasco de la marche de l'USN : l'UDPS-Tshisekedi refuse d'en porter le poids

Sur son compte X (anciennement Twitter), Augustin Kabuya a dénoncé l'absence totale d’information préalable et de concertation institutionnelle dans l'organisation de cette activité. 

‎Il affirme n'avoir participé à aucun moment à la préparation de cet événement, pointant du doigt le manque de communication de la part du secrétariat permanent de l'USN, qui a conduit à son absence ainsi qu'à celle de plusieurs membres du présidium.

‎"Je n’ai pris part, à aucun moment, à l’organisation d’un quelconque événement au nom de l’Union sacrée pour la date du 19 décembre 2025. À l’instar de plusieurs collègues membres du Présidium, j’ai appris l’existence de cette marche exclusivement par les réseaux sociaux", a-t-il expliqué.

‎Pour le secrétaire général du parti présidentiel, les résultats et les conséquences de cette activité n'engagent ni la majorité présidentielle, ni sa haute autorité politique de référence. 

‎"Cette activité n’a aucun lien, ni direct ni indirect, avec la popularité ou l’action politique de la Haute Autorité politique de Référence, le président Félix Tshisekedi", a-t-il souligné, tout en qualifiant la polémique ayant suivi cette marche de "débat stérile et infondé".

‎Il convient de rappeler que la marche de l'Union sacrée, organisée vendredi pour rejeter l'avancée de l'AFC-M23, n'a rassemblé qu'une faible foule. Ce que certains qualifient de "fiasco" avait suscité de nombreuses réactions au sein de l'opinion. Certains commentateurs y voient même le signe d'un rejet de la politique menée par le pouvoir en place.