RDC : les excuses de Modeste Bahati ne suffiront pas à faire tomber la motion de défiance le visant, selon l'initiateur
Sous la pression de ses pairs de l'union sacrée, Modeste Bahati, deuxième vice-président du Sénat, a présenté ses excuses. Celles-ci font suite aux propos controversés qu'il a tenus sur la constitution lors d'une récente conférence de presse à Kinshasa.
Dans un message adressé à ses collègues de la majorité présidentielle, il a réaffirmé sa loyauté au chef de l'État, Félix Tshisekedi, ainsi que son engagement au sein de l'Union sacrée de la Nation (USN).
L'autorité morale de l'AFDC-A a estimé que ses déclarations sur la Constitution avaient été sorties de leur contexte et mal interprétées. Modeste Bahati affirme ne pas s'être opposé à la révision constitutionnelle, mais avoir plutôt suggéré l'ouverture d'un débat au sein de l’Union sacrée.
En réaction à ces excuses, l'initiateur de motion de défiance visant Modeste Bahati a déclaré que le processus ne serait pas interrompu. Selon le sénateur Dany Kabongo, le texte a déjà recueilli plus de 47 signatures et il n'est plus question de faire marche arrière.
"Tout ce que nous cherchons, c'est la bonne marche de notre institution. Il y a des attributions que Bahati devrait assumer, mais il fait le contraire", a-t-il déclaré.
Ce parlementaire indique que retirer cette motion sur la simple base des excuses de Modeste Bahati reviendrait à "être complices du dysfonctionnement du Sénat".





