Disparitions forcées à Kinshasa : le gouvernement congolais rejette les accusations de Human Rights Watch

‎Le gouvernement de la République démocratique du Congo a rejeté ce vendredi 13 mars les conclusions du rapport de l'ONG Human Rights Watch, qui fait état des disparitions forcées à caractère politique ou arbitraire dans la ville de Kinshasa. L'organisation de défense des droits humains avait, dans son enquête, mis en cause certains services de sécurité, dont le Conseil national de cyberdéfense (CNC), comme étant à l'origine de ces pratiques.

Disparitions forcées à Kinshasa : le gouvernement congolais rejette les accusations de Human Rights Watch
Image d’illustration du boulevard du 30 juin

Dans un communiqué publié par le ministère de la Communication et Médias, l'exécutif national affirme que les mesures prises par les services de sécurité s'inscrivent dans le cadre d'enquêtes menées en conformité avec les lois congolaises.

‎Selon Kinshasa, ces opérations visent à préserver l'ordre public, à protéger la population et à garantir la sécurité nationale face à l'agression que subit le pays.

‎Pour le gouvernement congolais, toute allégation crédible de violation de la loi relève de la compétence des autorités judiciaires nationales, seules habilitées à vérifier la conformité de ces détentions avec la législation congolaise.

‎Kinshasa réaffirme son attachement à l'État de droit et au respect de ses engagements internationaux en matière des droits humains, tout en invitant les partenaires internationaux et organisations de défense de droits humains à respecter la souveraineté de la RDC et de ses institutions.

‎Dans un rapport publié le 11 mars, Human Rights Watch affirme avoir documenté au moins 17 cas de personnes victimes de disparition forcée ou portées disparues au cours de l'année 2025, tout en évoquant d'autres témoignages jugés crédibles. Plusieurs de ces personnes ont finalement été retrouvées, parfois des mois plus tard, détenues dans les locaux du Conseil national de cyberdéfense (CNC). Ces arrestations auraient été menées parallèlement par des éléments de la Police nationale congolaise et de la Garde républicaine.

‎Selon le document, l'organisation affirme avoir mené, entre juillet 2025 et mars 2026, des entretiens avec plus de 34 personnes, dont neuf anciens détenus du CNC et 11 proches de personnes arrêtées.