Kidnapping à Kinshasa : le gouvernement dément et évoque des "rumeurs"

Le gouvernement congolais a démenti, ce vendredi 13 mars, les cas d'"enlèvements" dénoncés ces dernières semaines dans la ville de Kinshasa. La mise au point a eu lieu lors de la 82è réunion du Conseil des ministres, présidée par le chef de l'État, Félix Tshisekedi.

Kidnapping à Kinshasa : le gouvernement dément et évoque des "rumeurs"
Une victime gardée en captivité par ses ravisseurs

‎Réagissant à la préoccupation exprimée par le président Félix Tshisekedi face à la recrudescence des cas d'enlèvements, le vice-premier ministre chargé de l'Intérieur, Jacquemain Shabani, a qualifié ces dénonciations de "rumeurs". 

‎Selon lui, sur les dix-huit cas examinés par le groupe de lutte contre la criminalité de la Police, pour la période allant du 23 janvier à ce jour, aucun ne s'est avéré fondé.

‎"Il ressort que ces cas relèvent plus de rumeurs que de la réalité au regard des cas qui ont été examinés", a-t-il déclaré.

‎Jacquemain Shabani a mis en garde les auteurs de ce qu'il a qualifié de "grossiers montages". Il a également préconisé la mobilisation des leaders d'opinion, notamment les artistes comédiens, les mouvements associatifs, afin de sensibiliser la population sur les dangers liés à la propagation des "fake news" et autres "faux bruits".

‎À noter qu'une vague inquiétante de criminalité, avec des cas quasi quotidiens d'enlèvements contre rançons et de vols à main armée dans différents quartiers de la ville, avait été décriée par les Kinois. Des photos et vidéos des victimes de ces enlèvements continuent de faire le tour des réseaux sociaux jusqu'à leur libération dans des conditions encore floues.