Patrick Muyaya relativise le débat sur le changement ou la révision de la constitution et rappelle les priorités du gouvernement
Lors d'un briefing lundi, coanimé avec le coordonnateur national du PDDRC-S, le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a réagi aux vifs débats qui animent actuellement la classe politique autour d'une éventuelle révision ou d'un changement de la constitution du 18 février 2026.
Alors que plusieurs personnalités de l'Union Sacrée, y compris au sein des institutions, prennent ouvertement position en faveur d'un changement de la constitution, le ministre de la Communication et des Médias a tenu à recentrer le débat. Selon lui, cette question n'est pas, pour l'heure, la priorité de l'exécutif .
« Nous travaillons actuellement à recouvrer l’intégrité territoriale. Notre préoccupation principale concerne nos populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, précisément celles qui vivent dans les zones sous occupation », a-t-il déclaré.
Sans fermer la porte au débat, Patrick Muyaya a tenu à rappeler le caractère démocratique de celui-ci, tout en mettant en garde contre toute tentative de diversion face aux urgences sécuritaires et humanitaires que traverse le pays.
« Le débat sur la révision de la Constitution doit être considéré comme un débat démocratique, où chacun peut exprimer son opinion. Mais, au niveau du gouvernement, les priorités sur lesquelles nous nous concentrons sont connues », a-t-il ajouté.
Interrogé sur une éventuelle position du gouvernement, le ministre a précisé que la question n'a pas encore été évoquée en conseil des ministres.
« Le jour où cette question sera abordée en Conseil des ministres, nous ne manquerons pas d’en faire le compte rendu », a-t-il assuré.
Depuis plusieurs jours, le débat autour du changement ou de la révision de la constitution refait surface en République Démocratique du Congo. Longtemps absent de l'agenda politique depuis la dégradation de la crise sécuritaire au Nord et Sud-Kivu, il a été ravivé par la prise de position de Modeste Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat, qui a récemment exprimé son opposition à ce projet.
C.K





