RDC : l'opposant Seth Kikuni quitte clandestinement le pays

L'opposant et porte-parole du mouvement "Sauvons la RDC" a clandestinement quitté la République démocratique du Congo (RDC). L'information a été communiquée par le coordonnateur et porte-parole du Cadre de concertation des forces politiques et sociales, Michel Mwika.

RDC : l'opposant Seth Kikuni quitte clandestinement le pays

Dans un communiqué de presse publié ce lundi 19 janvier 2026, le Cadre de concertation justifie l'exfiltration de l'un de ses cadres par la crainte d'une procédure qu'il juge "politique" initiée contre lui par l'auditeur général près la Haute Cour militaire depuis décembre dernier.

‎"Menacé d'une nouvelle procédure arbitraire à caractère politique, à la suite de la lettre datée du 15 décembre 2025 de l'Auditeur général près la Haute Cour militaire, adressée au Procureur général près la Cour de cassation, Seth Kikuni a pu, grâce à une opération discrète, coordonnée et courageuse, quitter le territoire national et se trouve en lieu sûr, où son intégrité physique et morale est pleinement préservée", peut-on lire dans le document.

‎Pour cette structure socio-politique, cette opération qualifiée de "délicate de sauvetage" a été menée dans un contexte de fortes menaces et de graves violations des libertés fondamentales.

‎Seth Kikuni avait été condamné en octobre 2024 à douze (12) mois de prison ferme par le tribunal de paix de Kinshasa-Gombe pour incitation à la désobéissance civique et de propagation de faux bruits lors d'un échange avec les militants de son parti à Lubumbashi. Il avant de bénéficier d'une libération conditionnelle en mars 2025 après six mois de détention à la prison centrale de Makala.

‎Le président du parti Piste pour l'émergence, membre de la Plateforme Sauvons la RDC de Joseph Kabila avait ensuite été interpellé le 17 octobre dernier à l'aéroport international de N'Djili, à son retour d'une réunion politique de haut niveau tenue à Nairobi. Relâché quelques heures plus tard, son passeport avait été confisqué par la Direction générale de migration (DGM), qui ne le lui a toujours pas restitué.