RDC : des sénateurs de l'AFDC-A se rebellent contre Bahati Lukwebo, jugé trop critique envers la révision constitutionnelle
Une crise de leadership secoue le regroupement AFDC-A au Sénat. Plusieurs sénateurs de cette plateforme ont pris leurs distances avec leur autorité morale, Modeste Bahati Lukwebo, à la suite de sa récente prise de position contre une éventuelle révision de la constitution.
Dans une déclaration rendue publique ce lundi 9 mars 2026, ces parlementaires affirment que les propos tenus par celui qui est également deuxième vice-président du Sénat n'avaient pas été discutés ni validés au préalable au sein de leur groupe politique. Ils invitent Modeste Bahati Lukwebo à "tirer les conséquences politiques qui s'imposent" à cette situation.
Les sénateurs signataires, tout en réaffirmant leur appartenance à l'AFDC-A, tiennent à exprimer clairement leur soutien au président Félix Tshisekedi ainsi qu'aux réformes engagées sous son impulsion.
Cette dissension interne intervient quelques jours seulement après la sortie médiatique de Modeste Bahati Lukwebo. Ce dernier avait alors déclaré que le pays n'avait pas un problème de textes, mais plutôt d'hommes, une phrase largement interprétée comme une critique que débat sur le changement de la constitution.
Au-delà de cette fronde au sein de la majorité présidentielle, la position de M. Bhati lui vaut d'être la cible d'une pétition en vue de sa déchéance. L'initiative, lancée par le sénateur Dany Kabongo, aurait plus de 22 signatures, dépassant ainsi le seuil requis pour être recevable, selon son auteur.





