Arrestation d'Aubin Minaku : Martin Fayulu accuse le pouvoir de violer la constitution
Le chef de file de la coalition d'opposition Lamuka, Martin Fayulu, a dénoncé ce mercredi 21 janvier, l'arrestation du vice-président du PPRD, Aubin Minaku, par les services de sécurité congolais.
Sur son compte X (anciennement Twitter), Martin Fayulu a condamné ce qu'il qualifie d'atteinte grave aux droits humains et de violations des libertés fondamentales garanties par la constitution de la République démocratique du Congo.
"Jusqu’à quand piétinera-t-on les droits humains et les libertés fondamentales?", s'est-il interrogé.
Le leader de Lamuka rappelle au régime Tshisekedi les alinéas 1 et 2 de l’art. 17 ainsi que l’intégralité de l’art. 18 de la Constitution congolaise.
Ces dispositions légales stipulent que :
Article 17 :
"La liberté individuelle est garantie. Elle est la règle, la détention l’exception (1). Nul ne peut être poursuivi, arrêté, détenu ou condamné qu’en vertu de la loi et dans les formes qu’elle prescrit (2)."
Article 18 :
"Toute personne arrêtée doit être immédiatement informée des motifs de son arrestation et de toute accusation portée contre elle, et ce, dans la langue qu’elle comprend. La personne gardée à vue a le droit d’entrer immédiatement en contact avec sa famille ou avec son conseil. La garde à vue ne peut excéder quarante huit heures. A l’expiration de ce délai, la personne gardée à vue doit être relâchée ou mise à la disposition de l’autorité judiciaire compétente, etc."
Rappelons que le vice-président du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Aubin Minaku, a été arrêté par les forces de sécurité dans la nuit du samedi au dimanche 18 janvier 2026, vers 1h. À ce jour, les motifs de sa détention n'ont pas encore été révélés.





