RDC : la sortie médiatique de Modeste Bahati provoque une motion de défiance contre lui au Sénat
À seulement neuf jours de la rentrée parlementaire de mars 2026, le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati, est la cible d'une motion de défiance. L'initiative, annoncée ce jeudi 5 mars, est du sénateur Dany Kabongo Bondanya, élu du Haut-Katanga sur la liste de l'UDPS-Tshisekedi.
L'auteur de cette motion reproche à Modeste Bahati un "manque de respect" envers le président Félix Tshisekedi, haute autorité de référence de l’Union sacrée de la nation (USN).
Selon ce parlementaire, le deuxième vice-président du Sénat, également membre du présidium de l'USN, aurait dû consulter le chef de l'État avant de s’exprimer publiquement sur des sujets d'actualité.
"Nous avons trouvé ses propos pas du tout corrects, c’est un manque de respect envers l’autorité morale, qui est lui-même l’initiateur de l’Union sacrée. Parce qu’il parle que c’est un problème d’hommes, lui comme dirigeant, il a fallu qu’il puisse se référer à l’autorité morale qui est le président de la République avant de faire cette déclaration", a-t-il déclaré.
Il convient de noter que cette motion de défiance contre ce membre du bureau de la Chambre haute du parlement congolais intervient seulement 24 heures après sa sortie médiatique. Lors de celle-ci, il s’était opposé à toute révision ou changement de la Constitution, estimant que le pays n’avait pas un problème de textes, mais plutôt d’hommes.





