Asphyxie de l'État, insécurité, agression rwandaise : Delly Sesanga dresse un réquisitoire sans concession à l'encontre de Félix Tshisekedi
L’opposant Delly Sesanga a mis en garde, samedi à Kinshasa, contre toute tentative de modification de la Constitution en République démocratique du Congo. Devant la presse, le président du parti Envol a qualifié un tel acte de "haute trahison envers la nation.
Dans un réquisitoire sévère à l'encontre du régime du président Félix Tshisekedi, Delly Sesanga a estimé que le débat sur la révision ou le changement de la Loi fondamentale vise avant tout à détourner l’attention de l’opinion, afin de l’empêcher de réclamer des comptes au pouvoir en place.
Il a appelé l'ensemble de la classe socio-politique, toutes tendances confondues, à un sursaut patriotique pour défendre la Constitution en vue des élections prévues en 2028.
Sur le plan sécuritaire, le leader d'Envol a condamné l’agression rwandaise et exigé le retrait de toutes les forces étrangères du territoire national. Il a toutefois pris soin de préciser que cette condamnation ne saurait constituer un blanc-seing accordé au pouvoir actuel.
"Où sont passés tous ces moyens engagés dans la défense, la sécurité et la guerre ? A qui profite ces finances de la guerre ? S’ils n’ont pas aidé à renforcer nos capacités opérationnelles et à recouvrer l’intégrité de notre territoire nationale ? La situation pourrait bien cacher un business de la guerre", a lancé Delly Sesanga.
Dans la même veine, il a dénoncé l'insécurité qui gangrène Kinshasa et d'autres villes du pays, laissée sans réponse par les autorités compétentes.
"Voilà des années que l’insécurité s’installe au cœur même de Kinshasa, la capitale et dans plusieurs de nos villes, frappant des populations innocentes dans une indifférence insoutenable du pouvoir. On tue en plein jour. On agresse. On kidnappe. On viole. On fait des braquages en pleines rues. On sème la peur. Ceux qui gouvernent font semblant de ne rien voir, ne rien entendre, ne rien ressentir. Pour eux, il ne se passe rien et tout va pour le mieux", a-t-il déclaré.
Sur la question économique, Delly Sesanga a dressé un tableau d'un État "asphyxié", pointant l'explosion de la masse salariale de la fonction publique passée, le recours systématique aux procédures d’urgence pour contourner la chaîne normale de la dépense publique, ainsi qu'une dette nationale dépassant désormais les 13 milliards de dollars américains.





