‎RDC : près de 60% des Congolais estiment que le pays va dans la mauvaise direction, selon un sondage d'Ebuteli

‎Près de 60% des Congolais considèrent que la République démocratique du Congo s'engage sur une mauvaise trajectoire. C'est ce qui ressort d'un sondage publié ce lundi 29 juin par l'institution de recherche Ebuteli, dont l'enquête a été menée depuis avril 2026.

‎RDC : près de 60% des Congolais estiment que le pays va dans la mauvaise direction, selon un sondage d'Ebuteli

Toutefois, ce constat négatif ne se traduit pas par un rejet massif des dirigeants actuels. En effet, 86% des personnes interrogées se déclarent favorables au président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. 52% en ont une “très bonne opinion” et 34% une “assez bonne opinion”. Ses principaux opposants, Martin Fayulu et Moïse Katumbi, recueillent respectivement 47% et 46% d'opinions favorables

‎Interrogées sur leur personnalité politique préférée, 35% des répondant citent Félix Tshisekedi loin devant Moïse Katumbi (5%), Martin Fayulu (4%) et Joseph Kabila (3%). Pour Ebuteli, ce contraste est saisissant : les figures politiques suscitent davantage d'opinions que les institutions censées les représenter.

‎Par ailleurs, 57% des Congolais affirment préférer la démocratie à une alternance autoritaire ou militaire (26%). Cette proportion est néanmoins en nette baise par rapport à 2022, où elle atteignait 77%. 

‎Sur le plan électoral, Ebuteli rapporte que près de 45% des Congolais doutent que les élections, initialement prévues avant la fin de 2028, puissent se tenir dans les délais constitutionnels. Ebuteli souligne que les retards accumulés dans la mise en œuvre de la feuille de route de la CENI pourraient renforcer ce scepticisme.

‎S'agissant de la gestion de la crise sécuritaire dans l'Est du pays, 39% des Congolais la jugent “bonne” ou “excellente”, tandis que 30% la considèrent comme “mauvaise” et 27% comme “moyenne”. Pour y faire face, 70% privilégient des solutions non militaires : 37% plaident pour un dialogue national et 18% pour des négociations directes avec le Rwanda et l'AFC/M23. À l'inverse, 27% encouragent le gouvernement à poursuivre l'option militaire.

‎C.K