RDC : les députés du Nord-Kivu et de l'Ituri suspendent leur participation aux plénières pour exiger un débat sur l'état de siège
Les députés nationaux élus du Nord-Kivu et de l'Ituri, deux provinces placées sous l'état de siège, ont suspendu samedi 13 juin leur participation aux séances plénières de l'Assemblée nationale. Cette décision a été prise lors des travaux consacrés à l'examen de cette question.
Ces élus protestent contre le refus du bureau de l'Assemblée nationale d'ouvrir un débat sur la situation sécuritaire dans l'est du pays.
" Nous sortons pour présenter notre indignation par rapport au comportement de certains collègues d'autres provinces qui ne mesurent pas la gravité de ce qui se passe à l'Est ", a déclaré leur porte-parole de circonstance, le député Daniel Furaha, élu de Mahagi en Ituri.
Les députés nationaux élus du Nord-Kivu et de l'Ituri exigent la convocation en plénière des vice-Premiers ministres chargés de l'Intérieur et de la Défense. Ils souhaitent qu'ils s'expliquent sur l'absence de résultats après cinq ans d'état de siège, sur l'agression rwandaise, ainsi que sur la multiplication des attaques des djihadistes ougandais des ADF à Beni et leur progression, qu'ils jugent inquiétante, vers la province du Haut-Uélé.
Ces parlementaires réclament un débat ouvert afin, disent-ils, que des résolutions soient prises pour rétablir la paix dans cette zone.
"Aujourd'hui, si ces populations sont déterminées, qui vont nous voter ? ", s'interrogent les députés nationaux du Nord-Kivu et de l'Ituri.
Décrétée en 2021 par le président Félix Tshisekedi dans le but d'endiguer l'insécurité qui prévaut dans l'est du pays, cette mesure exceptionnelle semble ne pas produire des résultats escomptés. Des leaders de ces deux provinces exigent sa levée et le retour de l'administration civile à la tête des provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri.





