Interdiction des rassemblements publics à Kinshasa : la coalition Lamuka rejette une décision " inique " et " politiquement motivée"

‎La coalition Lamuka rejette la décision du vice-Premier ministre, ministre de l'Intérieur, Jacquemain Shabani, qui interdit tout rassemblement à Kinshasa et dans trois autres provinces du pays en raison de la résurgence de l'épidémie à virus Ebola. Une justification que l'opposition juge pour le moins douteuse.

Interdiction des rassemblements publics à Kinshasa : la coalition Lamuka rejette une décision " inique " et " politiquement motivée"
Prince Epenge, porte-parole de Lamuka

Prince Epenge, porte-parole de cette plateforme d’opposition, qualifie cette mesure d’inique et estime qu’elle est politiquement motivée. Selon lui, elle vise à empêcher la tenue de la marche pacifique prévue le 8 juillet prochain.

‎"Nous signalons que depuis qu'Ebola est de retour au Congo, aucun cas n'a été signalé à Kinshasa jusque-là. Donc, il n'y a pas de crainte par rapport aux rassemblements publics", a-t-il déclaré.

‎Le porte-parole de Lamuka a également souligné qu'il considère comme une incohérence flagrante.

‎"À Kinshasa, au 29 juin, toutes les églises fonctionnent et sont bondées de fidèles. Dans les fans zones où nous regardons les matchs des Léopards, il y a des millions de Congolais qui boivent, dansent et qui fêtent les victoires des Léopards. Pourquoi seulement viser les manifestations politiques. En réalité c'est la peur de voir des millions de Congolais déferler le 8 juillet vers le Palais de la Nation pour rappeler à Monsieur Félix Tshisekedi que la Constitution ne pose pas problème, pas de référendum sans le Nord et Sud-Kivu", a ajouté Prince Epenge.

‎À noter que la coalition Article 64 pour la défense de l'ordre constitutionnel (C64) a invité ses partisans à marcher pacifiquement le 8 juillet pour exiger la démission de Félix Tshisekedi, que Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi et Augustin Matata Ponyo accusent de violer la Constitution en engageant une démarche visant à modifier la loi fondamentale du pays.

Derick Katola