Marche du 8 juillet à Kinshasa : le gouvernement soupçonne les opposants de préparer le chaos

Le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a exprimé ses craintes quant à d'éventuelles atteintes aux droits fondamentaux lors de la marche de l'opposition prévue le 8 juillet à Kinshasa.

Marche du 8 juillet à Kinshasa : le gouvernement soupçonne les opposants de préparer le chaos
Des policiers devant le siège du parti ECIDé lors de la répression d'un sit-in

Cette déclaration fait suite à une réunion qu'il a présidé ce mercredi 24 juin à Kinshasa, en présence des représentants de la majorité, de l’opposition, d'organisations de défense des droits humains (ACAJ, ASADHO, Nouvelle société civile), ainsi que des délégués de confessions religieuses.

‎Au cours de cet échange, le ministre a fait part d'informations recueillies auprès des sources concordantes :

‎« Nous n’avons pas manqué de signaler ce que nous apprenons de plusieurs sources concordantes. Nous apprenons que, dans le cadre des manifestations à venir, dont celle prévue le 8 juillet, il y aura des atteintes à la vie des participants et que cela sera fait pour en imputer la responsabilité aux agents publics. En clair, ce sont les organisateurs de la manifestation eux-mêmes qui s’apprêtent à commettre ce forfait pour ensuite le mettre sous la responsabilité des agents publics », a-t-il affirmé.

‎Face à ses interlocuteurs, Samuel Mbemba Kabuya a réitéré la volonté ferme du gouvernement de garantir la sécurité de chaque citoyen pendant les rassemblements, tout en veillant au respect des droits humains.

‎« Nous travaillons à ce que, s’il y a des manifestations, il n’y ait pas d’atteintes aux droits humains, à l’intégrité physique des personnes, et que les biens des citoyens soient également protégés », a-t-il assuré.

‎Ce contexte tendu intervient après la récente ville morte et le sit-in durement réprimé par les forces de l'ordre aux abords du Palais du peuple. L'opposition, qui a annoncé une grande marche pacifique pour le 8 juillet, promet de converger vers le Palais de la Nation pour réclamer la démission du président Félix Tshisekedi, qu'elle accuse de vouloir se maintenir s'éterniser au pouvoir en initiant un changement de la Constitution.

‎C.K