Répression du sit-in de la C64 : la vice-ministre de l'Intérieur accuse les opposants d'avoir utilisé du sang animal pour faire croire à des blessures
La vice-ministre de l'Intérieur, Eugénie Tshela, a salué le " professionnalisme " dont a fait preuve la Police nationale congolaise dans la répression, ce vendredi 12 juin, du sit-in de la Coalition Article 64 pour la défense de l'ordre constitutionnel, organisé aux abords du Palais du peuple.
Ayant effectué une descente sur le lieu de l'intervention, Eugénie Tshela a qualifié de " mise en scène " les blessures subies par les leaders de l'opposition. Selon elle, le sang visible sur leurs vêtements serait du sang animal.
"Les droits humains sont pleinement garantis en RDC. Ce qui s'est passé aujourd'hui relève d'une mise en scène orchestrée par l'opposition, qui s'est servie du sang d'animaux immolés transporté dans des bouteilles pour accréditer leur scénario ", a-t-elle déclaré.
Devant le siège de l'ECIDé, des échauffourées avaient éclaté entre les militants de l'opposition et les éléments de la police, visiblement soutenus par des jeunes se réclamant de la " Force du progrès ", une structure controversée au sein de l'UDPS-Tshisekedi.
Plusieurs militants y compris leurs leaders, Jean-Marc Kabund A Kabund, Matin Fayulu et Delly Sessanga, ont été blessés. Ces derniers ont été acheminés vers des structures sanitaires pour des soins appropriés.
L'opposant Martin Fayulu a dressé un bilan de deux (2) morts et plusieurs blessés graves. Ce bilan n'est pas encore confirmé par les autorités de la ville de Kinshasa. Des organisations de la société exigent une communication claire des autorités compétentes et la découverte des militants de l'opposition portés disparus.





