‎Appel à la démission de Félix Tshisekedi : le Vice-premier ministre Jacquemain Shabani dénonce un acte de " haute trahison "

Le Vice-premier ministre chargé de l'Intérieur, Jacquemain Shabani, a qualifié de " haute trahison " les appels à la démission du président Félix Tshisekedi, lancé par des acteurs politiques de l'opposition congolaise, alors que la République démocratique du Congo fait face à l'agression rwandaise. Il s'est exprimé ainsi dimanche 28 juin, sur la chaîne de télévision Télé 50.

‎Appel à la démission de Félix Tshisekedi : le Vice-premier ministre Jacquemain Shabani dénonce un acte de " haute trahison "
Jacquemain Shabani, VPM de l'Intérieur

Jacquemain Shabani a également dénoncé l'organisation, par l'opposition, d'une marche pacifique prévue le 8 juillet prochain en direction du Palais de la Nation, bureau officiel du chef de l'État congolais.

‎Selon lui, les initiatives des organisateurs de cette marche profitent directement à l’armée rwandaise, engagée contre la RDC, et mettent en péril les intérêts de la Nation.

‎"Lorsque eux, ils descendent le Commandant suprême des Forces armées congolaises, qui est le premier bénéficiaire de l'action qu'ils mènent ? Ce n' est pas le Commandant des forces armées rwandaises ? C'est peut-être parce que, à la tête de ce pays, la mouvance qui dirige ce pays, c'est une mouvance de combat de liberté et de démocratie, l'UDPS. Il y a quelques années, sous d'autres régimes, sortir d'une réunion et dire ça dans cette période ici, je ne pense pas que les choses allaient se passer ainsi", a-t-il déclaré.

‎Il convient de rappeler que la coalition Article 64 pour la défense de l'ordre constitutionnel (C64) a projetée d'organiser une marche pacifique le 8 juillet pour exiger la démission de Félix Tshisekedi, que Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi et Augustin Matata Ponyo accusent le président de violer la Constitution en engageant une démarche visant à modifier la loi fondamentale du pays.

‎La C64 invite la population Congolaise à se lever "comme un seul homme" ‎pour exiger le respect de sa souveraineté face  à un pouvoir, qui, selon elle, chercherait à balkaniser ‎le pays.

Derick Katola