Réforme constitutionnelle : Moïse Katumbi dénonce une campagne de " diabolisation " contre l'Église catholique
L'opposant Moïse Katumbi a vivement dénoncé les attaques visant les évêques membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), depuis leur prise de position contre le projet de changement de la Constitution.
Interrogé depuis son lieu d'exil par le confrère Stanys Bujakera, le président du parti Ensemble pour la République a qualifié d'"inadmissible" ce qu'il appelle une " méchanceté organisée " et une " campagne de diabolisation " contre l'Église catholique
" Il est absolument inadmissible d'assister à ce déferlement de critiques, à cette méchanceté organisée et à cette campagne de diabolisation contre l'Église catholique. Cette Église est notre repère moral, notre boussole dans la tempête, la conscience de la Nation ", a-t-il déclaré.
Rappelant le rôle central des prélats catholiques dans l'alternance pacifique du pouvoir en RDC, Moïse Katumbi estime qu'affirmer que l'action de l'église catholique est subversive relève d'une " ingratitude " de la part du régime en place.
"Avec ce régime, la méthode est désormais connue : dès que vous osez exprimer un avis contraire, vous êtes immédiatement taxé de complicité avec l'agresseur, traité d'antipatriote. C'est lâche et dangereux", a-t-il dénoncé.
Par ailleurs, il a réitéré sa détermination et celle d'autres forces vives du pays à contrecarrer route réforme constitutionnelle visant à maintenir le président Félix Tshisekedi au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel.
"Cette Constitution n'est pas un brouillon. Elle est le fruit du sang, des larmes et du consensus. Elle a sauvé ce pays du chaos. Voir avec quelle légèreté ce régime veut dynamiter notre dernier symbole de stabilité, uniquement pour s'accrocher indéfiniment au pouvoir malgré un bilan catastrophique, est une trahison. C'est inacceptable, intolérable, et nous y ferons barrage", a martelé Moïse Katumbi.
Derick Katola





