‎RDC : Alain Bolodjwa accuse la C64 d'accompagner les "manœuvres" de Tshisekedi après son départ fracassant

Depuis son départ de la plateforme politique C64, Alain Bolodjwa multiplie les attaques, ciblant tout particulièrement Jean-Marc Kabund et Delly Sesanga. À peine 48 heures après avoir annoncé sa démission, le président du parti Levons-nous et Bâtissons (Lebât) a accusé les dirigeants de l'Alliance pour le changement et d'Envol d'entretenir des liens réguliers avec le régime de Félix Tshisekedi.

‎RDC : Alain Bolodjwa accuse la C64 d'accompagner les "manœuvres" de Tshisekedi après son départ fracassant
Alain Bolodjwa, président du parti Lebât

Pour étayer ses accusations, Alain Bolodjwa a évoqué deux faits marquants : la libération de Jean-Marc Kabund, qu'il juge suspecte, et l'octroi des marchés publics à l'entreprise X-Logistiks, appartenant à l'opposant Delly Sesanga, active dans les travaux publics au Kasaï central.

‎"Vous qui n'êtes pas en contact avec le pouvoir, mais vous avez aujourd'hui la facilité, non seulement de récupérer les passeports, mais d'avoir des passeports en espèce ! Qu'est-ce que vous faites ?", s'est-il interrogé.

‎Qualifié aujourd'hui de "chauve-souris" par certains observateurs, M. Bolodjwa va plus loin en affirmant que la C64 œuvre désormais à accompagner les manœuvres du président Félix Tshisekedi, visant selon lui, de se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel.

‎"Moïse n'a pas compris, Matata n'a pas encore compris, probablement Fayulu n'a pas encore compris. Aujourd'hui la C64, c'est une structure qui accompagne Tshisekedi dans son entreprise", a-t-il révélé.

‎En claquant la porte de la coalition article 64, Alain Bolodjwa reproche à ses anciens partenaires d'avoir, selon lui, détourné la coalition de sa mission originelle, celle de défendre l’ordre constitutionnel. Il a également dénoncé le non-respect de la stratégie adoptée pour empêcher le Parlement d'examiner la proposition de loi relative à l'organisation du référendum. Selon lui, la philosophie de son parti n'est plus en phase avec la nouvelle orientation prise par la C64.

‎De leur côté, les militants restés fidèles aux membres du présidium de la plateforme rejettent ces accusations et présentent Alain Bolodjwa comme un "espion" agissant dans l'intérêt de l'Union sacrée, la coalition de la majorité présidentielle.

Derick Katola