Rupture au sein de la C64 : Alain Bolodjwa claque la porte et dénonce une coalition "détournée de sa mission"
Le président du parti Levons-nous et Bâtissons, Alain Bolodjwa, a annoncé son retrait de la coalition article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64). Il s'est exprimé à ce sujet lors d'une intervention sur une télévision locale.
Dans un réquisitoire sans concession, Alain Bolodjwa reproche aux leaders de la C64, d'avoir, selon lui, détourné la coalition de sa mission originelle, celle de défendre l’ordre constitutionnel.
"Nous défendons l’idée selon laquelle on ne va pas indéfiniment continuer de faire des dialogues avec des gens qui posent des actes en violation de la loi et de la constitution. J’ai tenté de mener ce combat en interne pour sensibiliser les uns et les autres par rapport à cet enjeu-là. Apparemment, l’environnement était devenu malsain. Je ne suis pas venu pour quémander le dialogue, mais je suis venu pour défendre l’ordre constitutionnel", a-t-il déclaré.
Il a également dénoncé le non-respect de la stratégie adoptée pour empêcher le Parlement d'examiner la proposition de loi relative à l'organisation du référendum. Selon lui, la philosophie de son parti n'est plus en phase avec la nouvelle orientation prise par la C64.
Malgré cette décision, Alain Bolodjwa assure qu'il poursuivra son combat contre le président Félix Tshisekedi, affirmant rester fidèle à sa ligne de sa conduite.
Ce départ intervient alors que la C64 a multiplié les reports d'actions, invoquant notamment la volonté de laisser la chance au dialogue avec le régime de Kinshasa, une approche perçue vue par certains observateurs comme une tentative de légitimer, indirectement, la question d'un éventuel changement de Constitution.
Derick Katola





