Héritier Wata : 24 ans après, le "dernier fils de Wenge" signe un retour en solo triomphal au Zénith de Paris

Vingt-quatre ans après ses débuts sur la mythique scène de Zénith de Paris, Héritier Wata Nabe y a fait son retour, vendredi soir. C'est sur cette même scène qu'il s'était fait connaître du grand public en 2002, alors qu'il évoluait encore au sein de l'orchestre Wenge Musica Maison Mère, sous la houlette de son ancien mentor, Werrason.

Héritier Wata : 24 ans après, le "dernier fils de Wenge" signe un retour en solo triomphal au Zénith de Paris
Héritier Wata lors de son concert au Zénith de Paris

Aujourd'hui, fort de trois albums à son actif, Héritier Wata revient cette fois en solo. Accompagné de son propre orchestre, il a livré une prestation haute en couleurs, mêlant nostalgie et modernité. Dès son entrée sur scène, il a ravivé les souvenirs des puristes en reproduisant les célèbres pas de danse de “Koyimbiko”, un clin d'œil appuyé à ses racines wengistes. Un moment d'émotion pour ce natif de Kintambo, qui n'a pas oublié ses premières amours.

‎Considéré comme le dernier fils de Wenge, l'artiste n'a pas non plus manqué de revisiter ses propres classiques, à l'image de Confession intime, qui a fait vibrer la salle.

‎Si le nombre de spectateurs présents fait encore débat, la qualité de la sonorisation, le choix de la playlist et la chorégraphie, ont eux, fait l'unanimité auprès des observateurs. Devant un public visiblement conquis, " Monsieur le chanteur ", l'un de ses surnoms, a offert un show magistral, à la hauteur de son héritage musical. 

‎Au programme, un cocktail équilibré de rumbas, avec des titres issus de son dernier opus, Chemin de la gloire (Simba, novelas), mais aussi des extraits plus anciens comme Racoeur (de l'album Mi-ange Mi-démon) ou encore D-D de retirada. Les mélomanes de la “musique intelligente” ont également dansé au rythme de Magoda et Tourbillon, ce dernier titre a été interprété en duo avec le chanteur Ivoirien Serge Beynaud. Héritier Wata a aussi partagé la scène avec Innos'b, Robinio Mundibu et l'orchestre Kibinda Nkoy.

‎Face à Fally Ipupa et Ferré Gola, qui ont largement conquis la "5è génération", Héritier Wata continue de tracer sa route avec détermination. Ce concert au Zénith de Paris marque sa troisième production dans la capitale française, après la seine musicale et Dôme de Paris. L'Accor Arena (ex Bercy) pourrait bien être la prochaine étape. Affaire à suivre pour "Gogane".

‎C.K