Loi sur le référendum validée : la C64 dénonce un "complot judiciaire" de la Cour constitutionnelle
La Coalition Article 64 a vivement critiqué, ce mercredi 29 juillet, l'arrêt de la Cour constitutionnelle validant la loi portant organisation du référendum. Dans un communiqué de presse publié ce mercredi, Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi et Augustin Matata Ponyo, estiment que cette décision ouvre la voie à ce qu'ils qualifient de "balkanisation" du pays et participe à un "complot" contre l'ordre constitutionnel.
Dans leur déclaration, ils affirment que la plus haute juridiction du pays s'est discréditée davantage.
"La Cour constitutionnelle reste une caisse de résonance, qui ne mérite ni respect ni crédit du peuple congolais. La haute trahison vient d'être cristallisée par cet arrêt", disent-ils.
La C64 dénonce une "rébellion judiciaire" contre le peuple souverain, et menace de poursuites judiciaires contre tous ceux qui se rendraient complices de ce qu'elle considère comme un crime de haute trahison.
L'opposition estime par ailleurs que l'arrêt rendu sous réserve sème la confusion et constitue un "grave signal d'alerte" contre l'ordre Constitutionnel.
"Le peuple congolais n'acceptera ni le contournement de la Constitution, ni la personnalisation des institutions, ni le changement de Constitution, ni le troisième mandat", ajoutent-ils.
La C64 réitère donc son ultimatum adressé au président Félix Tshisekedi, l'appelant à convoquer un dialogue national inclusif avant le 15 août. Passé ce délai, elle menace de remobiliser la population pour des actions citoyennes.
Enfin, la C64 invite les congolais, aussi bien sur sur le territoire national que dans la diaspora, à rester mobilisés, vigilants et solidaires.
"Aucune institution n'est au-dessus de la Constitution. Aucun pouvoir n'est supérieur à la volonté souveraine du peuple exprimée dans le respect de la Constitution", conclu le communiqué.
Derick Katola





