À Houston : Félix Tshisekedi règle ses comptes à Joseph Kabila qu'il a qualifié de " chien dressé à la guise de l'ennemi "
Euphorique après le match nul décroché par la RDC face au Portugal (1-1) dans le cadre la première journée du groupe K de la Coupe du monde 2026, le président Félix Tshisekedi a profité de son intervention devant la diaspora congolaise à Houston (États-Unis) pour adresser des vives critiques à son prédécesseur, Joseph Kabila.
Sans détour, il a qualifié l'ancien chef de l'État de "chien dressé à la guise des ennemis de la République démocratique du Congo " pendant les dix-huit ans de son règne.
"Les ennemis étaient entrés, nous étions distraits. Ils ont même écarté un fils du pays, (Ndlr : Laurent-Désiré Kabila), et ils ont placé leur chien, (Ndlr : Joseph Kabila), qu’ils pouvaient dresser à leur guise ", a-t-il lancé, sous les ovations de ses compatriotes.
Au-delà de cette charge, le chef de l'État a réaffirmé sa volonté de préserver les intérêts du pays et d'empêcher que les Congolais ne soient dirigés par des forces hostiles à la nation. Il a également invité les Congolais à ne pas trahir leurs pays, tout en mettant en garde contre les menaces internes.
"On pensait que les sorciers étaient seulement au Rwanda, mais ils sont déjà sous nos pantalons", a-t-il déclaré.
Félix Tshisekedi a par ailleurs appelé à la cohésion nationale et au soutien de tout congolais, où qu'il se trouve, qui œuvre pour la défense des intérêts de la République démocratique du Congo.
Il a salué les offensives des Forces armées congolaises, qui, selon lui, infligent des revers significatifs à la rébellion de l'AFC-M23, soutenue par le Rwanda, dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Enfin, il a exprimé sa détermination à réunifier l'ensemble du territoire national dans un avenir proche, en libérant les zones occupées, notamment les villes de Goma et de Bukavu.
Derick Katola





