Dialogue national en RDC : Delly Sesanga estime que la pression de la C64 a eu raison du régime

‎Le président du parti Envol, Delly Sesanga, également membre du présidium de la Coalition article 64 (C64), a affirmé que le feu vert donné par le président Félix Tshisekedi pour la tenue d'un dialogue national inclusif est le résultat direct de la pression exercée par cette plateforme de l'opposition sur le régime en place. Il s'est exprimé ainsi lors d'un échange sur le réseau social X (anciennement Twitter), organisé à l'initiative du journaliste Stanys Bujakera.

Dialogue national en RDC : Delly Sesanga estime que la pression de la C64 a eu raison du régime
L'opposant Delly Sesanga, président du parti Envol

Pour Delly Sesanga, le chef de l'État congolais se trouverait désormais " dos au mur", contraint de respecter sa parole sous peine de se détourner non seulement de la C64, mais aussi des Églises et de l'ensemble de la société congolaise.

‎Par ailleurs, l'opposant a qualifié d'"aveu involontaire" les critiques formulées à l'encontre des reports successifs de la marche de la C64. Il estime que le combat mené par l'opposition est désormais porté par le peuple congolais. 

‎"Les critiques contre la C64 ne sont pas le signe aujourd'hui d'un isolement ou d'un reniement de ce combat. Elles sont aujourd'hui une forme d'aveu involontaire que le combat de la C64 est désormais porté par le peuple congolais. Le fait que les Congolais portent leurs critiques et fassent des positions de la C64 le centre du débat politique congolais, indique clairement qu'il y a eu de la clairvoyance dans le chef des dirigeants de la C64 de conduire cette action, de rassembler le peuple et d'aller de l'avant", a-t-il déclaré.

‎Delly Sesanga a par ailleurs salué la " grande sagesse" des leaders de l'opposition qui ont accédé à la demande des Églises, tout en rassurant que cette décision ne compromet en rien la poursuite du combat.

‎Il a également tenu à réaffirmer la constance de la C64 dans son objectif de faire respecter la Constitution.

‎Malgré le report sine die de sa marche initialement prévue le 22 juillet, la C64 a prévenu que ce geste " ne saurait être interprété comme un renoncement ". Elle se réserve le droit d'appeler à la reprise des actions citoyennes si le dialogue national inclusif n'est pas officiellement convoqué au plus tard le 15 août 2026. La Coalition met par ailleurs en garde contre toute provocation, en particulier la promulgation d'une éventuelle loi sur le référendum constitutionnel.

Derick Katola