RDC : le ministre Julien Paluku lie la tenue du référendum à la libération totale du Nord et Sud-Kivu
Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a affirmé qu'un éventuel référendum ne pourrait être organisé qu'après le rétablissement complet dans les provinces du Nord et Sud-Kivu. Il s'est exprimé lors d'un Space sur X (ex Twitter) animé jeudi 25 juin par le journaliste Stanys Bujakera.
S'appuyant sur les déclarations du président Félix Tshisekedi, selon lesquelles aucune élection ne sera tenue tant que la guerre n'aura pas pris fin, l'ancien gouverneur du Nord-Kivu a souligné que ces deux provinces, victimes de l'agression rwandaise, ne sauraient être exclues en raison de leur poids démographique et territoriale.
" Le président de la République a dit une chose : il n'y aura pas d'élection tant que la guerre ne finira pas. Exclure le Nord-Kivu, c'est exclure 59.000 km², l'équivalent du Rwanda et du Burundi réunis. Exclure le Sud-Kivu, c'est l'équivalent du Rwanda et de la Tanzanie réunis. Un référendum étant une élection, nous ne pourrons l'organiser qu'après avoir libéré effectivement le Nord et le Sud-Kivu ", a-t-il déclaré.
Cette position contredit celle d'autres caciques de l'Union sacrée de la nation, qui n'écartent pas la possibilité d'organiser la consultation de la population sur un éventuel changement de la Constitution, avec ou sans les provinces du Nord et Sud-Kivu. Ces derniers justifient leur position en évoquant le précise du territoire de Yumbi, qui n'avait pas participé aux élections générales de 2018 en raison d'un conflit ethnique qui y sévissait alors.
Derick Katola





