RDC : Ensemble pour la République s'oppose au changement de la Constitution et appelle à un front républicain de résistance

Après Envol de Delly Sesanga, ECIDé et Lamuka de Martin Fayulu, le parti Ensemble pour la République de Moise Katumbi a lui aussi exprimé son opposition à l'initiative, soutenue par l'Union Sacrée, de changer ou de réviser la Constitution.

RDC : Ensemble pour la République s'oppose au changement de la Constitution et appelle à un front républicain de résistance
Moïse Katumbi, président du parti Ensemble pour la République

Dans un communiqué ce vendredi 8 mai, Ensemble pour la République a dénoncé un coup d'État institutionnel et mis en garde contre toute tentative de présidence à vie.

‎« Il est établi que la constitution n'a pas trahi le Congo. Ce sont les gouvernants qui ont trahi la constitution. Le parti Ensemble pour la République, fidèle à la mémoire des martyrs de la démocratie, déclare que cette veilleité est une déclaration de guerre au peuple congolais », affirme cette formation politique. 

‎Le parti de Moïse Katumbi prévient le régime qu'il n'acceptera aucun glissement ni aucune révision de la Constitution qui, d'ailleurs, d'après cette formation politique, n'empêche en rien le développement ou la paix tant recherchée.

‎« Prétendant qu'il faut changer la loi fondamentale pour signer des contrats miniers est un avoue de haute trahison. On adapte pas les lois de la République aux intérêts partisans (...) Monsieur Felix Tshisekedi doit comprendre qu'il arrive au terme de son dernier mandat en 2028. Une nouvelle ère doit s'ouvrir », rappelle-t-il.

‎Face à ce qu'il qualifie de dérive dictatoriale, Ensemble pour la République a appelé la classe politique, la société civile et les Congolais en général à constituer un front républicain de résistance contre les ambitions de Félix Tshisekedi et de son régime, tout en exhortant la communauté internationale à ne pas être complice silencieuse du “chaos annoncé”.

‎Les propos du chef de l'État au sujet des réformes constitutionnelles et son éventuel troisième mandat semblent envenimer le débat qui agitait déjà la classe politique congolaise. Les différentes réactions des opposants laissent présager la création d'un bloc politique pour tenter de faire barrage aux projets du camp présidentiel.

‎C.K