Débat autour de la modification de la Constitution : Christian Bosembe défend le référendum et le débat démocratique

Le président du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe, a réagi au débat qui défraie la chronique en République démocratique du Congo : le changement ou la révision de la constitution du 18 février 2006.

Débat autour de la modification de la Constitution : Christian Bosembe défend le référendum et le débat démocratique
Christian Bosembe, président du CSAC

Dans sa réaction, il a fustigé le fait que certains acteurs interdisent à d'autres de réfléchir à une éventuelle révision ou modification de la Loi fondamentale. Ce qui constitue, selon lui, une violation de la Constitution elle-même.

‎« Interdire ou menacer ceux qui réfléchissent à la révision de la Constitution constitue une violation de la Constitution elle-même. De même, interdire toute réflexion sur son intangibilité constitue tout autant une violation », a écrit Christian Bosembe sur son compte X (anciennement Twitter), ce lundi 27 avril. 

‎Il semble être favorable à l'organisation d'un référendum afin que peuple congolais tranche : faut-il maintenir ou changer l'actuelle Constitution ? Christian Bosembe exhorte, de ce fait, la classe politique congolaise à un débat démocratique.

‎« Le peuple est le souverain en démocratie : pourquoi craindre de lui laisser trancher ? », s'est-il interrogé.

‎Pour le patron de l'organe régulateur des médias en RDC, la solution est simple : «Ouvrir le débat sur l’évolution de la Constitution, qu’il s’agisse de son changement ou de son maintien. Un débat libre, sans invective, sans insulte, sans absolutisme, sans fatalisme » a-t-il indiqué.

‎En RDC, le débat autour du changement de la Constitution divise la classe politique. Au sein de l'Union Sacrée de la Nation (USN), la plateforme politique et électorale du président Tshisekedi, on semble unanime en faveur de cette initiative. En revanche, pour l'opposition, le changement de la Constitution est une ligne rouge à ne pas franchir. 

‎C.K