Élection à la FECOFA : le bâtonnier Laurent Kalengi s’érige en défenseur des lois congolaises et met hors-jeu Mosengo, Makukula et Diaby
Le promoteur et mécène sportif, le bâtonnier Laurent Kalengi, a fustigé les tentatives de violation des textes régissant l’élection au sein de la Fédération congolaise de football association (FECOFA) ainsi que des lois de la République démocratique du Congo relatives à la nationalité congolaise. Il s'est exprimé lors d’une conférence de presse tenue samedi 18 avril 2026 à Kinshasa, en marge du dépôt des candidatures pour la présidence de la FECOFA, dont les élections sont prévues pour le 20 mai 2026.
Face à la presse, le bâtonnier Laurent Kalengi a exigé le respect strict des critères par la commission électorale de la FECOFA afin d’organiser des scrutins apaisés et d’assurer le développement du football congolais.
Parmi ces critères, fixés par l’article 37 des statuts de la FECOFA, il cite entre autres : être de nationalité congolaise et résider sur le territoire de la RDC de manière permanente ; avoir été précédemment membre du comité exécutif de la FECOFA ou du comité de gestion d’une ligue de football ; avoir joué un rôle actif dans le football en RDC pendant au moins trois ans durant les quatre dernières années précédant la date des élections en qualité des mécènes ; avoir été un entraineur d’une sélection nationale ; avoir été un arbitre international ; ne pas avoir été frappé d’une sanction pénale.
« Lorsqu’un candidat n’a pas rempli des critères requis, sa candidature doit être écartée. Sans émotion ni sentiments. Ce qui lui donnerait la possibilité d’aller s’organiser pour concourir plus tard en lieu et place de semer du désordre. Car, une élection mal encadrée finit toujours par des contestations et des désordres (…). Lorsqu’on interprète la loi, on a les yeux bandés », a-t-il déclaré.
Ce promoteur et mécène sportif a indiqué, sans détour, que les candidatures de Véron Mosengo-Omba, ancien secrétaire général de la Confédération africaine de football, et d’Aziz Makukula, ex international portugais, ainsi que celle d'Amadou Diaby, ancien vice-président de la fédération guinéenne de football, à la première vice-présidence, devraient être rejetées. Selon lui, ces trois prétendants au comité exécutif de la FECOFA détiendraient des nationalités étrangères
« Il apparait clairement que ces candidatures ne remplissent pas les conditions. Ils ne peuvent pas les déposer à la commission électorale, dans la mesure où elles ne remplissent pas les exigences statutaires en vigueur. Leur validation constituerait une violation manifeste des règles et des statuts encadrant le processus électoral », a affirmé le bâtonnier Kalengi.
Il a exigé des candidats qu'ils exhibent, lors du dépôt de leurs dossiers, des certificats de nationalité dûment signés ou, à défaut, qu'ils joignent leurs passeports ordinaires.
Cette figure bien connue dans le monde sportif congolais a par ailleurs mis en garde contre tout trafic d’influence dont certains candidats feraient preuve, en se présentant comme candidat du chef de l’Etat.
« Laissez les gens concourir sans trafic d’influence », a lancé le bâtonnier Laurent Kalengi, invitant les candidats à s’abstenir de faire des promesses qu’il juge « fallacieuses » vis-à-vis des présidents des ligues.
Enfin, il a plaidé pour des dirigeants intègres à la tête de la Fédération congolaise de football association pour assurer l’éclosion du football congolais qu’il estime être en perte de vitesse depuis plusieurs années.





