Torture d'un citoyen à Kinshasa par des militaires FARDC : le ministre de la Justice ordonne une enquête
Le ministre de la Justice et Garde des sceaux, Guillaume Ngefa, a ordonné ce lundi 20 avril à l'auditeur général des FARDC d'ouvrir une enquête judiciaire en vue d'établir des faits, d'identifier les responsables et d'engager des poursuites judiciaires devant les juridictions compétentes contre les auteurs de torture infligés à un chauffeur la nuit du 17 au 18 avril dans la commune de Ngaliema à Kinshasa. Une vidéo des faits circule largement sur les réseaux sociaux.
Le ministre indique avoir été saisi par un lanceur d'alerte, témoin direct des évènements. Il rappelle que les faits dénoncés constituent des infractions d'une particulière gravité : actes de torture, coups et blessures volontaires ainsi qu'incitation de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
« De tels faits constituent également une violation manifeste des principes sacrés de la constitution de la RDC en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l'intégrité physique et l'interdiction absolue de la torture », a-t-il ajouté.
Face à l'indignation suscitée par ces images, Guillaume Ngefa a réaffirmé l'attachement du gouvernement congolais au respect des droits humains, à la lutte contre l'impunité, ainsi qu'à la protection sans distinction de l'intégrité physique de tout citoyen.
Plusieurs versions circulent néanmoins sur cette affaire, qui implique l'artiste musicienne Rebo Tchulo, accusée d'avoir ordonné aux militaires de torturer la victime à coups de fouet. Selon l'accusation, le chauffeur aurait volé le sac de l'artiste contenant plusieurs biens de valeur, dont son passeport, un iPhone 17 pro max et environ 8.000 dollars.
En revanche, selon Ezechiel Bwalo, assistant manager de l'artiste, les militaires ont été appelés à intervenir pour contraindre le voleur à restituer les biens dérobés.
C.K





