Proposition de Loi sur le référendum : Martin Fayulu dénonce un "coup d'État institutionnel" et promet de barrer la route à un troisième mandat de Tshisekedi
L'opposant Martin Fayulu a dénoncé la tentative du président Félix Tshisekedi de vouloir demeurer au pouvoir au-delà du délai constitutionnel, malgré la crise sécuritaire qui prévaut dans l'Est du pays et les conditions socio-économiques dégradantes. Il s'est exprimé ainsi lors d'une conférence de presse ce vendredi 8 mai, en réponse aux déclarations faites mercredi dernier par le chef de l'État congolais.
Lors de sa prise de position, le chef de file de la coalition d'opposition Lamuka a promis, comme il l'avait fait face à Joseph Kabila, de barrer la route à un éventuel troisième mandat auquel aspirerait Félix Tshisekedi.
"En 2028, que Félix Tshisekedi le veule ou pas, il va quitter le pouvoir", a lancé Martin Fayulu, invitant le président congolais à un sens de responsabilité et à la sagesse.
Sur la même lancée, il a dénoncé la proposition de loi du député national Paul Gaspard Ngondankoy fixant les conditions de l’organisation du référendum. Pour Martin Fayulu, cette initiative ouvre une porte dérobée pour contourner l'interdiction formelle de la Constitution et revient à " légaliser un coup d’État constitutionnel ".
"Si nous acceptons cela aujourd'hui, alors demain il suffira d'invoquer une crise pour modifier les règles fondamentales de la République. Or, une Constitution qui cède à la crise cesse d'être une Constitution. Elle devient un simple outil de circonstance au service du pouvoir", a déclaré Martin Fayulu.
L'opposant appelle, pour ce faire, les députés nationaux à retirer de ce texte les dispositions allant des articles 87 à 90 afin, dit-il, d'éviter que la Constitution ne soit réduite à une "formalité".





