"L'homme prudent voit le mal de loin " : l'UDPS-Tshisekedi porte plainte contre les " faux " éléments de la Force du progrès

L’UDPS-Tshisekedi a déposé une plainte, ce lundi 22 juin, auprès du Parquet général près la Cour de cassation. Celle-ci vise des individus qui se réclament "faussement" membres de la "Force du progrès", une structure controversée des jeunes au sein du parti présidentiel.

"L'homme prudent voit le mal de loin " : l'UDPS-Tshisekedi porte plainte contre les " faux " éléments de la Force du progrès
Les membres du directoire de l'UDPS-Tshisekedi accompagnés de leurs avocats

Dans sa démarche, le parti au pouvoir, par la voix de son secrétaire général, Augustin Kabuya, et de son avocat-conseil, qualifie ces personnes de " kulunas " et de " shegue ", tout en démentant formellement tout lien avec leurs agissements. 

‎L'objectif affiché de cette plainte est de permettre aux services compétents d'identifier et de poursuivre quiconque utilise illégalement le nom, les symboles ou les attributs de la Force du Progrès à des fins contraires à la loi.

‎Alors que le pays s'apprête à entrer dans une période de turbulences politiques suite débat sur les réformes constitutionnelles, des analystes redoutent de représailles dont pourraient être victimes les partisans de l'opposition de la part de ce mouvement, dont le fonctionnement et le mode d’action s'apparentent davantage à ceux d'une milice.

‎Lors des élections de 2023, les Forces du progrès ont été citées dans plusieurs rapports d'organisations de défense des droits humains pour des faits d’agression, intimidation, violences et de meurtres contre des militants de l’opposition.

‎En 2024, plusieurs membres de cette milice avaient été condamnés à la peine de mort après diverses exactions, dont l’attaque de  la résidence de l’ancien président Joseph Kabila. Contre toute attente et à la surprise générale, tous ces condamnés ont recouvré la liberté une année après.

Derick Katola