Loi référendaire : Tshisekedi saisit la Cour constitutionnelle et met en garde l'opposition contre toute violence
Le président Félix Tshisekedi a annoncé avoir déféré la loi relative à l'organisation du référendum, adoptée par les deux chambres du Parlement, à la Cour constitutionnelle pour examen de sa constitutionnalité avant toute promulgation éventuelle. Il s'est exprimé ainsi lors d'un discours à la nation, prononcé à l'occasion de la fête de l'indépendance.
Sans s'appesantir sur le fond de ce texte qui suscite un bras de fer avec l'opposition, Félix Tshisekedi a tenu à souligner la légitimité du processus ayant abouti à son adoption. Pour lui, la saisine de la Haute Cour relève d'une logique de " coopération interinstitutionnelle et de respect de l'État de droit "
Par ailleurs, le président a fermement mis en garde contre toute contestation de son pouvoir en dehors du cadre constitutionnel.
" Nul ne peut prétendre défendre la démocratie tout en refusant les principes qui la fondent. Nul ne peut parler durablement au nom de la Nation contre la Nation elle-même ", a-t-il déclaré sur un ton résolu.
Dans la même veine, il a opposé un refus catégorique à toute forme de négociation obtenue sous la contrainte ou par la menace.
" À ce stade, je voudrais surtout insister sur un point, avec la grande fermeté : le recours à la violence, aux armes, à la haine, à la désinformation ou à toute forme d’atteinte à notre souveraineté et à notre intégrité territoriale ne saurait constituer un mode d’expression politique. Il ne peut, en aucun cas, ouvrir un droit particulier à la négociation, ni placer ceux qui menacent la République au-dessus de ceux qui respectent ses lois ", a lancé le président Félix Tshisekedi.
Face à la crispation du climat politique, le chef de l'État a exhorté l'ensemble des acteurs socio-politiques, toutes tendances confondues, à la retenue et à la responsabilité, afin de préserver le pays de toute dislocation interne.
Derick Katola





