Kinshasa : le gouvernement provincial encadrera la marche de l'opposition tout en mettant en garde contre toute action de subversion
Le vice-Premier ministre, ministre de l'Intérieur, Jacquemin Shabani Lukoo, a exprimé l'engagement du gouvernement à encadrer la marche de l'opposition, reportée au 22 juillet à Kinshasa. Cette déclaration fait suite à une réunion qu'il a présidée dimanche 5 juillet, à laquelle ont pris part le gouverneur Daniel Bumba ainsi que des responsables des services de sécurité et de défense.
À l'issue de cette rencontre, plusieurs recommandations et décisions ont été prises afin de préserver l’ordre public et la quiétude de la population congolaise, dans un contexte marqué par l'agression rwandaise.
Restituant les conclusions de cette réunion, le gouverneur de Kinshasa a souligné que l'accompagnement du gouvernement se ferait dans le strict respect des valeurs démocratiques et républicaines du pays.
« Par rapport aux manifestations prévues, nous avions pris acte du report de l'activité prévue pour la date du 8 qui est reportée au 22 juillet. Nous tenons à souligner que le vivre-ensemble que nous prônons tous dans le respect des valeurs démocratiques et républicaines, nous pousse à être responsable de nos actes », a-t-il déclaré.
Cependant, Daniel Bumba a averti que tout acte susceptible de troubler l'ordre public, lors de cette manifestation présentée comme pacifique par ses organisateurs.
« De ce fait, nous soulignons que tout acte qui porte les germes de subversion est prohibé. Nous profitons de l'occasion pour rassurer l'opinion nationale et internationale que tout en accompagnant dans un esprit républicain et démocratique, les manifestations mais nous voulons aussi rassurer que tout doit se faire dans les normes établies selon les lois de la République mais également en assurant aussi la liberté des citoyens qui veulent vaquer à autre chose », a-t-il ajouté.
Initialement prévue le 8 juillet, la marche de l'opposition, qui exige la démission du président Tshisekedi, a été reportée au 22 juillet. Un report justifié par les consultations lancées ce lundi 6 juillet depuis Bujumbura par le président Burundais Evariste Ndayishimiye, également président en exercice de l'Union africaine.
Au terme de ces assises, les opposants espèrent obtenir du médiateur burundais le retrait de la loi sur le référendum, actuellement sur la table de la Cour constitutionnelle après avoir été votée par les deux Chambres du Parlement.
C.K





