" Libre de quitter la plénière " : Aimé Boji recadre l'opposition et défend l'examen de la proposition de Loi sur le référendum
À la suite du retrait des députés nationaux du groupe parlementaire " Ensemble ", unique formation représentant l'opposition à l'Assemblée nationale, le président de la Chambre basse du Parlement, Aimé Boji, a tenu à rétablir ce qu'il considère comme la vérité des faits. Selon lui, les députés étaient réunis dans le cadre de leur mission législative, contrairement aux allégations de l'opposition.
Aimé Boji a également rejeté les accusations émanant de l'opposition selon lesquelles les élus chercheraient à organiser un référendum au sein de l’hémicycle en excluant la population congolaise.
"Nous sommes ici en train d’exercer notre prérogative de légiférer. Il ne faut donc pas chercher à induire en erreur les Congolaises et les Congolais qui nous suivent, en donnant l’impression que nous sommes en train d’organiser un référendum dans cette salle ", a-t-il précisé.
Pour Aimé Boji, chaque groupe parlementaire est libre de participer ou non aux travaux, tout en défendant la nécessité de poursuivre l’examen de cette initiative.
"Si l’opposition ne veut pas que le peuple s’exprime, elle est libre de quitter la plénière mais nous, quant à nous, pensons que la Constitution, en prévoyant cette disposition, l’a fait précisément pour permettre au souverain primaire de s’exprimer sur les grandes questions nationales ", a-t-il souligné.
Le président de l’Assemblée nationale a indiqué que la proposition de Loi sur l'organisation du référendum en RDC, actuellement en cours d'examen, vise à doter le pays d’un cadre légal permettant au peuple de se prononcer sur des questions majeures de la vie nationale.
Si l'opposition crie à la tentative de contournement dea Constitution en vue de permettre au chef de l'État de demeurer au pouvoir, l'auteur de l'initiative, le député Paul-Gaspard Ngondankoy, affirme que son texte entend combler un vide juridique et adapter le cadre légal du référendum aux exigences de la Loi fondamentale en vigueur.





