‎RDC : Corneille Nangaa rejette catégoriquement le dialogue de Kinshasa et prône la "refondation" par la force

Le coordonnateur politique du mouvement Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mats (AFC-M23), Corneille Nangaa, a fermement rejeté l'initiative de dialogue national inclusif proposé par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

‎RDC : Corneille Nangaa rejette catégoriquement le dialogue de Kinshasa et prône la "refondation" par la force
Corneille Nangaa, chef rebelle

Dans une courte vidéo publiée ce mardi par ses équipes, le chef rebelle a balayé toute idée de compromis avec celui qu'il qualifie de « manipulateur qui ne respecte jamais ses engagements ». Selon lui, la solution ne se trouve pas dans des négociations, mais dans l'action et la refondation profonde de l'État.

‎« La paix a un prix ; savoir faire la guerre. La paix ne s'octroie pas, la paix se construit, la paix se consolide et elle se mérite. Chacun en a la responsabilité », a-t-il déclaré, appelant à la construction d'une armée dissuasive, d'une police protectrice, d'une justice régulatrice et d'une administration plus efficace

‎Cette prise de position intervient quelques jours après que le président Tshisekedi a donné son accord pour l'organisation d'un dialogue national inclusif, lors d'une réunion à la cité de l'OUA avec les responsables religieux, menés par le cardinal Fridolin Ambongo. À l'issue de cette audience, l'archevêque métropolitain de Kinshasa s'était voulu rassurant sur le caractère inclusif du processus, tout en précisant que les modalités pratiques "se préciseront chemin faisant”. 

‎À ce jour, aucun calendrier précis n'a encore été fixé pour ce dialogue. Contrairement à la rébellion, les opposants réunis au sein de la plateforme coalition article 64 se disent favorables à l'idée de dialoguer avec le régime Tshisekedi. Ils ont d'ailleurs reporté leur marche pacifique vers le Palais de la Nation, initialement prévue ce 22 juillet.

‎Réunis lundi, ces opposants ont toutefois posé leurs conditions : ils exigent du régime qu'il convoque le dialogue d'ici la mi-août et qu'il retire la loi sur le référendum. À défaut, ils menacent de relancer les actions de terrain pour réclamer la démission du président Tshisekedi.‎

‎C.K