‎Dissolution du PPRD : les FSP de John Omombo dénoncent "un recul de la démocratie congolaise"

‎S'exprimant sur son compte X (anciennement Twitter), le président du parti Forces socialistes progressistes (FSP), John Omombo, s'est dit vivement préoccupé face à la décision du Conseil d'État prononçant la dissolution du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Selon lui, cette mesure constitue une atteinte grave aux principes démocratiques consacrés par la Constitution.

‎Dissolution du PPRD : les FSP de John Omombo dénoncent "un recul de la démocratie congolaise"
John Omombo, président du parti FSP

Pour John Omombo, la dissolution du PPRD ne saurait être réduite à une simple procédure judiciaire. Elle touche, selon lui, au fondement même de la vie démocratique : le pluralisme politique. 

‎"La dissolution du PPRD par le Conseil d'État est une atteinte grave au pluralisme politique et aux libertés d'association et d'opinion garanties par la Constitution", affirme-t-il d'emblée.

‎Le président des FSP rappelle que la Loi fondamentale consacre la liberté d'association et d'opinion, principes sur lesquels reposent les partis politiques, acteurs essentiels de toute démocratie représentative. À ses yeux, la disparition d'une formation politique de l'échiquier national, quelle qu'elle soit, ne peut être traitée comme une affaire banale.

‎"On ne règle pas un différend politique en effaçant un parti", a indiqué John Omombo.

‎Le dirigeant des FSP insiste sur la nature fondamentalement politique du différend qui entoure le PPRD. Selon lui, les désaccords entre acteurs politiques doivent se résoudre par le dialogue et la voie électorale, non par la radiation de l'adversaire. 

‎"On ne règle pas un différend politique en effaçant un parti", martèle-t-il, avant d'ajouter que "la démocratie congolaise recule".

‎Poursuivant son raisonnement, le président des FSP établit un lien direct entre la dissolution du PPRD et le sort réservé à l'opposition. 

‎"Dissoudre le PPRD, c'est museler l'opposition et fragiliser l'État de droit", soutient-il. Pour lui, une opposition affaiblie, voire privée de ses vecteurs d'expression institutionnels, déséquilibre le jeu démocratique et prive la population d'une alternative nécessaire au débat public.

‎"Aucune démocratie ne se construit en éliminant ses adversaires par voie judiciaire", souligne-t-il. Cette conviction le conduit à qualifier la décision du Conseil d'État de "décision politique", dont il conteste la légitimité démocratique.

‎"Nous dénonçons cette décision politique et appelons au respect des libertés fondamentales", conclu John Omombo.