Agression rwandaise : la RDC salue les sanctions américaines contre le Rwanda et appelle à la fin de l'impunité

Le gouvernement congolais a salué les nouvelles sanctions infligées au ministère rwandais de la Défense et l'institution financière Zigama Credit and Savings Society pour leur rôle dans l'agression menée contre la RDC par les Forces de défense rwandaises (RDF) et leurs supplétifs du M23.

Agression rwandaise : la RDC salue les sanctions américaines contre le Rwanda et appelle à la fin de l'impunité
De gauche à droite, les présidents Paul Kagame (Rwanda), Donald Trump (USA) et Félix Tshisekedi (RDC) lors de la signature de l'accord de Washington

‎Dans un communiqué rendu public ce jeudi 29 octobre par la ministère des Affaires étrangères, Kinshasa a rappelé que les constats faits par le Trésor américain, qui sont conformes à ceux du Groupe d'experts des Nations Unies sur la RDC, confirment que le M23, quel que soit son nom d'emprunt, demeure armé et financé depuis Kigali.

‎"L'armée rwandaise et ses supplétifs continuent de violer notre intégrité territoriale, de tuer des civils, de commettre des violences sexuelles et de piller nos ressources naturelles, infligeant d'immenses souffrances aux populations congolaises", peut-on lire dans le document.

‎Par ailleurs, l'exécutif national congolais a appelé les États, les organisations internationales et les partenaires commerciaux, y compris les sponsors sportifs et les investisseurs, à réexaminer leurs relations avec le Rwanda et à s'assurer qu'elles sont compatibles avec leurs engagements en faveur de la paix.

‎"Le gouvernement constate qu'un environnement international excessivement permissif continue de protéger le Rwanda et d'entretenir son image soigneusement façonnée de modèle de réussite, en contradiction flagrante avec les souffrances qu'il provoque. Ces sanctions rappellent que le Rwanda ne peut agir en toute impunité", dénonce la gouvernement.

‎Tout en rappelant l'obligation du Rwanda de retirer ses troupes du sol conformément aux accords de Washington, Kinshasa note avec amertume que le maintien des forces rwandaises, aux côtés de l'AFC/M23, dans les zones concernées par les opérations de neutralisation des FDLR entrave la mise en œuvre des mécanismes convenus.

‎"Depuis janvier 2025, plus de 800 personnes, comprenant des combattants FDLR et leurs dépendants, se sont rendues à la MONUSCO, à la suite notamment des efforts de sensibilisation et de démobilisation engagés par les autorités congolaises", a indiqué le gouvernement congolais.

‎Kinshasa réaffirme ainsi sa détermination à mettre fin à l'agression, à restaurer l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire national et à contribuer à la stabilité régionale.