Affaire Manassé Lomboto : "Prince Epenge ne saurait servir de bouc émissaire" (Martin Fayulu)
Le chef de file de la coalition Lamuka, également président du parti ECIDé, Martin Fayulu, a dénoncé la détention de son compagnon de lutte, Prince Epenge, actuellement placé sous mandat d'arrêt provisoire pour propagation de faux bruits par le tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe.
S'exprimant sur son compte X (anciennement Twitter), l'opposant Martin Fayulu a exigé le respect des droits fondamentaux de Prince Epenge, appelant à une enquête indépendante afin de faire la lumière sur le décès du militant du parti ADD-Congo, Manassé Lomboto, qu'il impute à la "Force du progrès", un mouvement controversé des jeunes de l'UDPS-Tshisekedi.
"J’exige le respect de ses droits fondamentaux. La mort de MANASSE LOMBOTO, survenue à la suite des violences du 15 septembre 2026, imputées à la ‘’Force du progrès’’, milice de l’UDPS/Tshisekedi, exige une enquête indépendante, impartiale et approfondie", peut-on lire.
Martin Fayulu a également invité la justice a examiner la plainte déposée par la Coalition article 64 contre le secrétaire général de l'UDPS-Tshisekedi, Augustin Kabuya, le vice-Premier ministre chargé de l'Intérieur, et le gouverneur de la ville de Kinshasa.
"La plainte déposée par les avocats de la C64 doit être examinée avec diligence, sans manœuvres dilatoires ni faux-fuyants", a-t-il souligné.
Ainsi, le président de l'ECIDé a insisté sur l'établissement des responsabilités dans ce dossier, estimant que l'opposant Prince Epenge ne saurait servir de bouc émissaire.
"La justice doit faire éclater la vérité et établir les responsabilités pénales individuelles, y compris hiérarchiques et opérationnelles, sans pression politique ni justice à deux vitesses", a-t-il conclu.




