Sur la sellette, la ministre de l'ESURSI Marie-Thérèse Sombo poussée vers la sortie par l'Assemblée nationale
L'Assemblée nationale a exigé des sanctions contre la ministre de l'Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovations (ESURSI), Marie-Thérèse Sombo. La décision a été prise lors de la plénière de ce lundi 26 octobre au cours de laquelle ont été examinées le rapport de la commission d’enquête instituée il y a trois mois pour faire la lumière sur la gestion du minerval et des frais connexes dans l'enseignement supérieur et universitaire.
Les conclusions de l’enquête font état de l'intervention de personnes non habilitées au sein du cabinet de Marie-Thérèse Sombo et le flottement de montants jugés significatifs. Le rapport renseigne également que la ministre de l'ESURSI a imposé certaines quotités "sans base juridique", ce qu'ils qualifient de pratique abusive.
L'enquête a aussi décrit des relations qui seraient tendues entre la ministre et son administration. Celles-ci seraient marquées par des accusations réciproques.
Ainsi, la commission demande au ministère de supprimer le compte unique sur lequel sont centralisées les quotités, et de laisser les établissements payer directement chaque bénéficiaire.
Elle réclame également le respect de l'autonomie du Fonds de promotion de l'éducation et de la formation (FPEF) et la remise sans délai des diplômes de fin d'études. Au gouvernement, elle recommande de mettre fin à l'immixtion de l'État dans la perception des quotités.




