Contentieux foncier au Katanga : la guerre des frères ennemis Katebe-Katumbi resurgit devant la justice
Alors que les relations entre Raphaël Katebe Katoto et Moïse Katumbi semblaient être apaisées après la crise de 2016, un ancien contentieux vient raviver la rivalité entre les deux frères ennemis. L'aîné, Raphaël Katebe Katoto, a saisi le parquet général près la Cour de cassation pour dénoncer une spoliation de plusieurs de ses propriétés situées dans le Katanga, qu'il attribue à son cadet, Moïse Katumbi.
Dans sa plainte, M. Katoto accuse son frère de s'être approprié indûment plusieurs biens immobiliers, parmi lesquels les résidences de Mulonde, Lofoi n°22 et Kashobwe, ainsi que les fermes Futuka et Munguzi.
Saisi de cette affaire, le Parquet général près la Cour de cassation a déjà requis la fixation d'une audience dans le cadre de la procédure engagée contre l'ancien gouverneur du Katanga. Les faits incriminés se seraient produits à Lubumbashi et à Kinshasa.
Ce conflit familial n'est pas inédit. Il plonge ses racines dans un différend foncier vieux de près de dix ans, portant sur une propriété située avenue Lofoï, à Lubumbashi, que Moïse Katumbi occupe actuellement. Selon les proches de ce dernier, Raphaël Katebe Katoto avait déjà été instrumentalisé en 2016 par le camp Kabila pour fragiliser l'opposant alors engagé dans une campagne pour le départ de Joseph Kabila.
De son côté, le camp de Katebe Katoto soutient que Moïse Katumbi n'aurait jamais honoré l'intégralité du paiement convenu pour ce bien. Ce dossier rappelle par ailleurs les démêlés judiciaires, déjà condamné par contumace à trois ans de prison sous le régime de Joseph Kabila pour des faits similaires de spoliation d'immeuble, à la suite d'une plainte déposée par un ressortissant grec, M. Stuupis.
Récemment rentré en grâce sur la scène politique en août 2026, Katebe Katoto a relancé les poursuites judiciaires en République démocratique du Congo. Une démarche que les proches de Katumbi qualifient ouvertement comme une manœuvre politique visant à nuire à l'ancien gouverneur.





