Ligue des Champions CAF : l'APR refuse de jouer à Kinshasa en raison d'Ebola et de la crise sécuritaire

L'équipe de l'Armée Patriotique du Rwanda (APR) a fait savoir qu'elle ne se rendra pas à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, pour affronter le Football Club les Aigles du Congo, dans le cadre du premier tour préliminaire de la Ligue des Champions de la CAF. Une décision justifiée par des motifs sanitaires et sécuritaires.

Ligue des Champions CAF : l'APR refuse de jouer à Kinshasa en raison d'Ebola et de la crise sécuritaire
Des joueurs de l'APR

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux dimanche 09 août, l'entraîneur marocain de l'APR, Abderrahim Talib, a expliqué que son équipe refuse de jouer sur le sol congolais en raison de la présence présumée du virus Ebola et de l'instabilité sécuritaire dans le pays. Pourtant, selon les autorités sanitaires congolaises, la ville de Kinshasa n'est pas touchée par cette épidémie.

‎« Il y a Ebola au Congo et hier j'ai suivi à la télé il y a plus de 4.000 cas. Donc nous on ne peut pas risquer de jouer dans un pays où il y a cette maladie qui pourra nous créer des problèmes de santé. En plus il y a la guerre », a-t-il déclaré à la presse locale. 

‎Le technicien marocain a également annoncé que son club a déjà saisi la Confédération Africaine de Football (CAF) pour demander le déplacement de ma rencontre sur un terrain neutre. 

‎« Nous on essaye de voir avec la CAF de jouer dans un terrain neutre, on est d'ailleurs très motivé de jouer et de passer le premier tour après on pensera à Zamalek », a-t-il ajouté.

‎Selon le calendrier de la CAF, dont les dates exactes restent à confirmer, les matchs aller du premier tour préliminaire sont prévus entre le 4 et le 6 septembre, tandis que les rencontres retour auront lieu une semaine plus tard.

‎Cette prise de position intervient dans un climat diplomatique déjà tendu entre la RDC et le Rwanda. Les relations entre les deux pays sont au point mort depuis la résurgence du mouvement rebelle du M23 dans l'Est de la RDC, que Kinshasa accuse Kigali de soutenir.

‎Ce contentieux politique a déjà débordé sur le terrain sportif. En 2024, l'international congolais Héritier Luvumbu, alors joueur du Rayon sport au Rwanda, avait été menacé de mort après avoir célébré un but en dénonçant l'agression rwandaise, lors d'un match du championnat local.

‎Reste désormais à savoir si la CAF accédera à la demande de l'APR. En stage en Tanzanie, les Aigles du Congo ne se sont pas encore prononcés officiellement sur cette situation.

‎C.K