Vital Kamerhe de nouveau menacé à la tête de l'Assemblée nationale : 131 signatures déjà collectées par les pétitionnaires
Le président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe, ainsi que les six autres membres de son bureau, sont la cible d’une motion de censure. Cette initiative émane des députés nationaux de la majorité présidentielle, à laquelle appartiennent six (6) des sept (7) membres du bureau de la Chambre basse du parlement congolais.
Selon le député national, Crispin Mbindule, chef de file des élus frondeurs, 131 signatures ont déjà été collectées pour demander le départ de Vital Kamerhe, soit bien plus que le quota de 50 signatures nécessaire.
"Nous avons déjà recueilli 131 signatures contre le président Kamerhe, et largement dépassé le seuil requis en ce qui le concerne. Pour les autres membres du bureau, il nous fallait 50 signatures. Or nous en avons 119 contre la questeur, Chimène Polipoli Lunda, 67 contre la questeur adjointe, Grâce Neema Paininye, 84 contre le rapporteur, Jacques Ndjoli, 93 contre la rapporteuse adjointe, Dominique Munongo Inamizi, 4 contre le premier vice-président, Jean-Claude Tshilumbayi, et une seule contre le deuxième vice-président, Christophe Mboso", a-t-il déclaré à Jeune Afrique.
Les pétitionnaires reprochent à Vital Kamerhe, la gestion opaque des fonds publics, la suppression des soins de santé pour les députés et leurs familles, l'absence de moyens pour les missions parlementaires, l'incompétence et le versement fragmenté de leurs émoluments.
Les signataires promettent de déposer leur pétition dès la prochaine session parlementaire. Cette crise interne suscite des craintes parmi les analystes qui redoutent qu’elle ne provoque une instabilité institutionnelle, dans un contexte où la République démocratique du Congo (RDC) fait face à une agression étrangère dans l’est du pays.
Rappelons qu’en 2009, Vital Kamerhe avait déjà été obligé de demissionner de la présidence de l'Assemblée nationale sous la pression de la famille politique de l’ancien président Joseph Kabila. Il avait ensuite, fondé son propre parti politique, l’Union pour la Nation congolaise (UNC).





