Révision ou changement de la Constitution : Martin Fayulu exhorte les dirigeants à ne pas " s'engager sur une voie périlleuse"

Le chef de file de la coalition Lamuka, Martin Fayulu, a mis en garde, ce mercredi 22 avril, contre toute initiative de révision de la Constitution du 18 février 2026. Dans un message sur X (anciennement Twitter), il a estimé qu’un tel projet constituerait une menace pour la stabilité nationale dans le contexte actuel.

Révision ou changement de la Constitution : Martin Fayulu exhorte les dirigeants à ne pas " s'engager sur une voie périlleuse"
L'opposant Martin Fayulu

Martin Fayulu a par ailleurs soutenu que réviser ou changer la Constitution dans un contexte de chaos c'est "s’engager sur une voie périlleuse, aux conséquences dangereuses ".

‎"Réviser notre Constitution aujourd’hui, dans un contexte de chaos où une partie du territoire est occupée par le #Rwanda, où l’autorité de l’État s’érode, où des administrations parallèles prolifèrent et où le peuple souffre chaque jour, c’est s’engager sur une voie périlleuse, aux conséquences dangereuses", a-t-il écrit.

‎Pour le président du parti ECIDé, les difficultés du pays ne trouvent pas leur origine dans le texte fondamental, mais dans son application. 

‎" Le problème de la RDC n’a jamais été le texte constitutionnel, mais le refus persistant de le respecter. Changer ou réviser la Constitution ne transformera pas ceux qui la violent ", souligne Martin Fayulu, pour qui les menaces pesant sur le pays sont à la fois externes et internes. "La soif du pouvoir au détriment du peuple constitue une menace intérieure tout aussi grave", a-t-il précisé.

‎Ainsi, il a appelé les dirigeants congolais à la responsabilité et à la prudence afin d'éviter de prendre une décision irréversible engageant l’avenir des Congolais.

‎"La sagesse bantoue nous enseigne la prudence face à l’irréversible. Que ceux qui jouent avec le destin de 120 millions de Congolais prennent la mesure de leur responsabilité, avant qu’il ne soit trop tard", a-t-il lancé.

‎Rappelons que l'Union sacrée avait lancé en début de semaine un appel national à contributions sur les propositions de réformes constitutionnelles. Le secrétaire permanent de la plateforme de la majorité présidentielle avait invité tous les regroupements politiques, personnalités publiques ainsi que les organisations de la société civile à soumettre leurs propositions au plus tard le 20 mai 2026.