‎Sit-in réprimé de l'opposition : six activistes portés disparus, des ONG exigent leur libération

‎Le président du parti PACTE, Carbone Beni,  et le défenseur des droits de l'homme Jean-Claude Katende ont dénoncé  “l'enlèvement” de six activistes des droits humains lors de la dispersion du sit-in de l'opposition, ce vendredi 12 juin à Kinshasa. Il s'agit de Gauthier Kasongo, Best Mulamba, Trésor Muteba, Gloire Buka, Rebecca Tshongo Vikyo et Jean-Pierre Tshileo Mpoyi.

‎Sit-in réprimé de l'opposition : six activistes portés disparus, des ONG exigent leur libération
Un activiste interpellé

Selon des témoignages recueillis, les six activistes auraient été emmenés de force au siège du parti présidentiel UDPS/Tshisekedi.

‎Dans leurs déclarations respectives, Carbonne Beni et Jean-Claude Katende ont exigé la libération immédiate des disparus et exigé l'ouverture d'une enquête indépendante sur les violences contre les manifestants. Ils ont également déploré les violences policières contre les leaders de l'opposition notamment Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et Delly Sessanga.

‎Selon eux, la répression de ce jour ternit l'image d'un régime qui s'était présenté comme une rupture avec les dérives sécuritaires de l'ère Kabila.

‎Face à l'ampleur des violences commises contre les manifestants et leurs leaders, Jean-Claude Katende, de l'ASHADO, et Carbonne Beni, du parti PACTE, ont appelé les autorités à publier un bilan officiel. Ils ont exigé que l'État garantisse la liberté de manifester, au même titre que les soutiens aux réformes constitutionnelles.

‎En attendant le bilan officiel des autorités, l'opposition fait état de deux morts et plusieurs blessés graves. 

‎C.K