RDC : Jean-Claude Katende accuse Félix Tshisekedi d'"escroquerie politique" sur la Constitution

‎L'activiste et président de l'association africaine pour les droits de l'homme (ASADHO), Jean-Claude Katende, a accusé le président Félix Tshisekedi de faire preuve d'une "escroquerie politique" en cherchant à s'accrocher à sa fonction actuelle tout en détestant la Constitution dont découle son pouvoir.

RDC : Jean-Claude Katende accuse Félix Tshisekedi d'"escroquerie politique" sur la Constitution

S'exprimant sur son compte X (anciennement Twitter), Jean-Claude Katende a souligné que tout citoyen est appelé à se soumettre à la loi fondamentale de son pays, et non à l'aimer.

‎"Une constitution, on n'est pas appelé à l'aimer mais à s'y soumettre, surtout quand le pouvoir qu'on exerce découle d'elle. Aimer la position de Président de la République, et chercher à s'y accrocher, mais ne pas aimer la source (la constitution) qui vous l'a donnée est tout simplement une escroquerie politique", a-t-il écrit.

‎Selon lui, l'argument avancé par M. Tshisekedi est un mauvais signal pour l'avenir du pays.

‎"Un tel argument montre qu'on va vers la jungle où le plus fort impose sa logique, même quand elle ne tient pas la route", a dénoncé Jean-Claude Katende.

‎Ainsi, cet activiste des droits humains estime que toute modification de la Constitution contribuera à la balkanisation effective du Congo

‎"Torpiller la constitution par des manœuvres politiciennes n'apportera la paix et la joie à personne. Moi, je suis toujours contre le changement de Constitution : un acte qui va contribuer à la balkanisation effective du Congo", a indiqué Jean-Claude Katende.

‎Pour rappel, lors de sa rencontre samedi 24 octobre avec les députés nationaux et sénateurs de l'Union sacrée de la Nation, le président Félix Tshisekedi a affirmé sans embages ne pas "aimé" l'actuelle Constitution de la République démocratique du Congo. Félix Tshisekedi a affirmé être investi d'une mission : celle de mettre le pays sur les rails, d'installer une paix véritable et durable. S'il a assuré ne pas être obsédé par un troisième mandat, il a cependant indiqué qu'il reviendra au peuple congolais de trancher par référendum.